Pour quiconque est tué dans la foule par une pierre, un fouet ou un bâton, le prix du sang est celui de l'homicide accidentel ; et pour quiconque est tué délibérément, c'est le talion qui s'applique. Enfin, pour quiconque tente de s'interposer, que la malédiction d'Allah, des Anges et de l'ensemble de l'humanité soient sur lui !
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pour quiconque est tué dans la foule par une pierre, un fouet ou un bâton, le prix du sang est celui de l'homicide accidentel ; et pour quiconque est tué délibérément, c'est le talion qui s'applique. Enfin, pour quiconque tente de s'interposer, que la malédiction d'Allah, des Anges et de l'ensemble de l'humanité soient sur lui ! »
Rapporté par Abou Daoud (n° 4591), An-Nasa’i (n° 4789, 4790) et Ibn Maja (n° 2635).
Ce hadith indique que quiconque est tué au milieu d'un groupe de gens se battant en jetant des objets, ou lors d'une situation confuse, ou bien à cause d'une raison floue - à l'instar de celui qui meurt lors d'un mouvement de foule, si bien qu'on ne connaît pas son meurtrier - son crime sera considéré comme un homicide accidentel et son prix du sang sera prélevé de la caisse du Trésor Public des musulmans. Et quiconque a tué volontairement devra subir le talion « de sa main », c'est-à-dire : de sa propre personne, ou bien que le jugement de son meurtre entraîne l'application du talion sur sa personne. En effet, la mention de la main est une métaphore signifiant la personne elle-même ou le fait que le talion doive être appliqué à cause du crime accompli par sa main. Donc, l'application du talion a été associée à sa main à travers une figure de style métaphorique. De plus, lorsque le talion et le prix du sang doivent être appliqués et qu'une main injuste s'interpose pour l'empêcher, alors cette main qui se dresse entre la famille de la victime et la peine voit s'abattre sur elle la malédiction d'Allah, car elle les a privés de leur droit. De même, Allah n'acceptera pas le repentir de cette personne, ni aucune œuvre de sa part, qu'elle soit obligatoire ou surérogatoire, étant donné la gravité de son méfait.
Explication en arabe
أفاد الحديث أن كل شخص قُتل بين قوم كانوا يترامون فيما بينهم أو في حالة غير مبينة و سبب غامض كالزحام ثم جهل قاتله فإنه يجعل قتله قتل خطأ وتكون ديته دية خطأ على بيت مال المسلمين، ومن قَتَل -بالبناء للفاعل- عمدا فقود يده أي فعليه قود نفسه، أو فحكم قتله قود نفسه، وعبر باليد عن النفس مجازا، أو المعنى: فعليه قود عمل يده الذي هو القتل، فأضيف القود إلى اليد مجازا، فمن حال بين القاتل بين القود بمنع أولياء المقتول عن قتله، بعد طلبهم ذلك، فقد عرض نفسه للعنة الله فلا يقبل الله منه توبة ولا فرضاً ولا نفلا لعظيم جرمه.
قتيل العِمِّيّا؛ وهو الذي يقتل في زحام، فيجهل قاتله؛ كزحام الطواف، والسعي، ورمي الجمار، فهذا ديته من بيت مال المسلمين.
أما القتل برمي حجر، أو سوط، أو عصا مما لا يقتل غالبا، فهذا شبيه بالخطأ من حيث عدم وجوب القصاص، وشبيه بالعمد من حيث تغليظ الدية؛ فدية شبه العمد كدية العمد قدرا.
أما قتل العمد العدوان فإنَّ فيه القود، وهو القصاص، وقد أشار إليه -صلى الله عليه وسلم- بقوله: "ومن قتل عمدا فهو قود".
أن القصاص أو الدية إذا وجب، فحالت يد ظالمة عن تنفيذه، فعلى تلك اليد الحائلة بين الدية أو القود، وبين أولياء القتيل لعنة الله؛ لأنها منعت أصحاب الحق من حقهم.