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Sahih al-BoukhariLivre 64

Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahmân tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard.

بَابُ مَرَضِ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ وَوَفَاتِهِ

Authentique hadith de Sahih al-Boukhari Sahih al-Boukhari 4438

Rapporteur :ʽÂ’ishah

حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، عَنْ صَخْرِ بْنِ جُوَيْرِيَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، دَخَلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا مُسْنِدَتُهُ إِلَى صَدْرِي، وَمَعَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ سِوَاكٌ رَطْبٌ يَسْتَنُّ بِهِ، فَأَبَدَّهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَصَرَهُ، فَأَخَذْتُ السِّوَاكَ فَقَصَمْتُهُ وَنَفَضْتُهُ وَطَيَّبْتُهُ، ثُمَّ دَفَعْتُهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَنَّ بِهِ، فَمَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَنَّ اسْتِنَانًا قَطُّ أَحْسَنَ مِنْهُ، فَمَا عَدَا أَنْ فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَفَعَ يَدَهُ أَوْ إِصْبَعَهُ ثُمَّ قَالَ ‏"‏

فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ‏"‏‏.‏ ثَلاَثًا

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « 'Abdurrahman, le fils d'Abu Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah les agrée), entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était appuyé contre ma poitrine. 'Abdurrahman tenait un bâton avec lequel il se nettoyait les dents et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit à fixer du regard. Je pris le bâton et le rongeai pour l'accommoder, puis le donnai au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se nettoya la bouche avec. D'ailleurs, je n'ai jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se nettoyer la bouche mieux que cette fois-ci. A peine eut il terminé, qu'il leva la main -ou le doigt - au ciel et dit : avec la plus haute compagnie, avant de rendre l'âme ». Elle disait : « Il est mort entre ma poitrine et mon menton ».

Rapporté par Al-Boukhari (n° 4438, 3669).

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Explication

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate un évènement qui montre à quel point le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait le siwak et y était attaché. 'Abdurrahmân, le frère de ʽÂ'ishah (qu'Allah les agrée), qui tenait un bâton de siwak frais avec lequel il se frottait les dents, entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était sur le point de mourir. Quand ce dernier vit le siwak de 'Abdurrahmân, et malgré la maladie et la souffrance qui l'accablaient, l'amour qu'il lui portait le poussa à le fixer du regard, comme s'il le désirait. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) le remarqua et prit donc le siwak de son frère. Elle en coupa le bout avec ses dents, puis le nettoya et l'arrangea afin de le donner au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui l'utilisa pour se nettoyer la bouche. Elle ne l'avait jamais vu se nettoyer la bouche d'une telle façon. Quand il termina de se purifier et de se nettoyer la bouche, il leva le doigt pour exprimer l'unicité d'Allah, Exalté soit-Il, il choisit de partir vers son Seigneur le Très-Haut et s'éteignit (sur lui la paix et le salut). ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) était fière, et il y a de quoi, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) soit mort alors qu'il avait la tête sur sa poitrine.

Explication en arabe

تذكر عائشة رضي الله عنها قصةً تبين لنا مدى محبة النبي صلى الله عليه وسلم للسواك وتعلقه به، وذلك أن عبد الرحمن بن أبى بكر رضي الله عنه -أخا عائشة- دخل على النبي صلى الله عليه وسلم في حال النزع ومعه سواك رطب، يدلك به أسنانه.

فلما رأى النبي صلى الله عليه وسلم السواك مع عبد الرحمن، لم يشغله عنه ما هو فيه من المرض والنزع، من محبته له، فمدَّ إليه بصره، كالراغب فيه، ففطنت عائشة رضي الله عنها فأخذت السواك من أخيها، وقصت رأس السواك بأسنانها ونظفته وطيبته، ثم ناولته النبي صلى الله عليه وسلم ، فاستاك به.

فما رأت عائشة تسوكًا أحسن من تسوكه.

فلما طهر وفرغ من التسوك، رفع إصبعه، يوحد الله تعالى ، ويختار النقلة إلى ربه تعالى ، ثم توفي صلى الله عليه وسلم .

فكانت عائشة رضي الله عنها مغتبطة، وحُق لها ذلك، بأنه صلى الله عليه وسلم توفي ورأسه على صدرها.

  • جواز الاستياك بالسواك الرطب.
  • محبة النبي -صلى الله عليه وسلم- للسواك.
  • قوة فطنة عائشة -رضي الله عنها-.
  • العمل بما يفهم من الإشارة والدلالة.
  • إصلاح السواك وتهيئته.
  • جواز الاستياك بسواك الغير بعد تطهيره وتنظيفه.
  • توكيد أمر السواك لكونه -صلى الله عليه وسلم- حرص عليه مع ما هو فيه من تعب المرض.
  • قوة قلب النبي -صلى الله عليه وسلم- ورباطة جأشه حيث لم يذهل عن التسوُّك والدعاء حال الموت.
  • استحباب الاستياك عند الاحتضار.
  • إثبات علو الله -عز وجل- في السماء.
  • فضيلة عائشة -رضي الله عنها- ووفاته -صلى الله عليه وسلم- في حِجرها، وبيتها، ويومها.

Commentaire classique

Ibn Hajar al-'Asqalani — Fath al-Bari

قَوْله : ( حَدَّثَنِي مُحَمَّد ) جَزَمَ الْحَاكِم بِأَنَّهُ مُحَمَّد بْن يَحْيَى الذُّهْلِيُّ , وَسَقَطَ عِنْد اِبْن السَّكَن فَصَارَ مِنْ رِوَايَة الْبُخَارِيّ عَنْ عَفَّانَ بِلَا وَاسِطَة , وَعَفَّانُ مِنْ شُيُوخ الْبُخَارِيّ قَدْ أَخْرَجَ عَنْهُ بِلَا وَاسِطَة قَلِيلًا مِنْ ذَلِكَ فِي كِتَاب الْجَنَائِز. قَوْله : ( وَمَعَ عَبْد الرَّحْمَن سِوَاك رَطْب ) فِي رِوَايَة اِبْن أَبِي مُلَيْكَةَ عَنْ عَائِشَة " وَمَرَّ عَبْد الرَّحْمَن وَفِي يَده جَرِيدَة رَطْبَة , فَنَظَرَ إِلَيْهِ , فَظَنَنْت أَنَّ لَهُ بِهَا حَاجَة , فَأَخَذْتهَا فَمَضَغْت رَأْسهَا وَنَفَضْتهَا فَدَفَعْتهَا إِلَيْهِ ". قَوْله : ( يَسْتَنّ بِهِ ) أَيْ يَسْتَاك , قَالَ الْخَطَّابِيُّ : أَصْله مِنْ السَّنّ أَيْ بِالْفَتْحِ , وَم…

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Jugements des savants

Verdict repris du statut du recueil (Sahih al-Boukhari).

Autres versions

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‘Âïchah, qu’Allah l’agrée, rapporte avoir entendu le Prophète (ﷺ) dire alors qu’il était adossé contre elle au cours de sa dernière maladie : « Ô Allah ! Puisses-Tu m’accorder Ton pardon, me faire miséricorde, et me faire rejoindre la suprême compagnie. » [Al-Boukhâri et Mouslim]

عن عائشة رضي الله عنها قالت‏:‏ سمعت النبي صلى الله عليه وسلم الله عليه وسلم الله عليه وسلم وهو مستند إلي يقول‏:‏ اللهم اغفر لي وارحمني وألحقني بالرفيق الأعلى‏"‏ ‏(‏‏(‏متفق عليه‏)‏‏)‏‏.‏

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Aucun Prophète n'est mort sans que ne lui soit montrée sa place au Paradis et qu'ensuite le choix ne lui soit donné." Lorsque la mort est venue à lui et que sa tête était sur ma cuisse, il s'est évanoui. Ensuite, il reprit conscience et leva alors son regard en direction du toit de la maison. Puis, il a dit : "Ô Allah ! La compagnie la plus élevée !"

ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, alors qu'il était en bonne santé : "Aucun Prophète n'est mort sans que ne lui soit montrée sa place au Paradis et qu'ensuite le choix ne lui soit donné." Lorsque la mort est venue à lui et que sa tête était sur…

اللَّهُمَّ الرَّفِيقَ الأَعْلَى ‏"

D’après ʽÂ’ishah + 1 autre version Expliqué

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