Ô Khâlid ! Il y aura certes après moi des évènements, des troubles et des divergences. Si tu peux être un serviteur d'Allah tué et non le tueur, sois-le !
Khâlid ibn 'Urfuṭah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a dit : "Ô Khâlid ! Il y aura certes après moi des évènements, des troubles et des divergences. Si tu peux être un serviteur d'Allah tué et non le tueur, sois-le !" »
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé Khâlid ibn ‘Urfuṭah qu’il y aura, dans le futur, des divergences, des guerres et des troubles. A tel point qu'il n’y aura pas, dans la communauté, un imam pour la conduire et la diriger à la base ou qu’il y aura, dans chaque contrée, un gouverneur. Il se produira donc entre eux des troubles et des guerres fratricides. Il lui a alors ordonné de s’écarter de tout trouble, de se retenir, de s’abstenir et de ne pas y participer. Et [l'a informé que] s’il venait à être tué injustement, cela serait meilleur pour lui que de tuer un musulman. Il lui a donc dit de rester chez lui ou de quitter directement ce pays de trouble. Toutefois, les preuves indiquent qu’en temps de trouble la personne doit défendre sa personne, sa famille et ses biens. Ainsi, s’il tue quelqu’un ou est tué, il est excusé dès lors où cela n’entraîne pas [davantage] de désordre et de trouble. Maintenant, si la parole des musulmans est unie sous [la bannière d’] un seul imam, qu’il soit juste ou inique, puis des rebelles ayant un pouvoir de résistance viennent à se rebeller contre lui et veulent séparer cette obéissance et se révolter contre le dirigeant, celui-ci doit s’entretenir avec eux et les faire revenir. S’ils refusent d’obéir et intimident les musulmans, le dirigeant doit les combattre afin de repousser leur mal. Quant au peuple, il doit se tenir avec lui [à ses côtés] et combattre ces insurgés jusqu’à les rendre loyaux et les faire revenir à l’ordre d’Allah et à l’obéissance [du dirigeant], et peu importe que ces insurgés soit des oppresseurs ou des Khawârij (ou Kharidjites).
Explication en arabe
أخبر النبي صلى الله عليه وسلم خالد بن عرفطة بأن هناك اختلافًا وحروبًا وفتنًا ستكون في المستقبل، مثل أن لا يكون للأمة إمام يقودها، أصلا، أو بأن يكون في كل قطر والٍ، فتحدث بينهم فتن، وتقوم بينهم حروب، وأمره باعتزال الفتنة، وبالكف والقعود عنها، وعدم الدخول فيها، ولو قتل مظلومًا خير له من أن يَقتل مسلمًا، وذلك بأن يلزم بيته، أو أن يتحول من بلد الفتنة أصلًا، لكن دلت الأدلة أن له أن يدافع عن نفسه في الفتنة وعن أهله وعن ماله، وهو معذور إن قتل أو قتل إن لم يترتب فساد وفتنة، وأما إذا كانت كلمة المسلمين مجتمعة على إمام واحد؛ سواء كان عدلاً أو جائرًا، ثم خرج عليه خارجة لهم منعة، يريدون شق عصا الطاعة، والخروج على الوالي فهؤلاء يجب على ولي الأمر أن يراسلهم، فإذا راسلهم، وامتنعوا عن الطاعة، وأخافوا المسلمين، فيجب عليه قتالهم؛ ليكف شرهم، ويجب على الرعية القيام معه، وقتال هؤلاء الخارجين حتى يفيئوا ويعودوا إلى أمر الله، والطاعة سواء كانوا بغاة أو خوارج.
وجوب ترك القتال عند ظهور الفتن والتحذير من الدخول فيها.
أنه لا يجب الدفاع عن النفس، وقوله: "إن استطعت" يدل على أنها لا تحرم المدافعة وأن النهي للتنزيه لا للتحريم.
أن في ذلك آية نبوية ومن دلائل النبوة؛ فقد وقع ما أخبر به -صلى الله عليه وسلم-.
شفقة النبي -صلى الله عليه وسلم- على أمته بإرشادهم وقت الفتن، ومراعاة المصلحة العامة.
Jugements des savants
Terme du jugement d’origine, sans savant nommé : صحيح