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Riyad as-SalihinLivre 8

Riyad as-Salihin 1020

- باب في الحث على سور وآيات مخصوصة ‏:‏

Non jugé Riyad as-Salihin 1020

Rapporteur :Abû Hurayrah

وعن أبي هريرة رضي الله عنه قال‏:‏ وكلني رسول الله صلى الله عليه وسلم بحفظ زكاة رمضان، فأتاني آتٍ، فجعل يحثو من الطعام، فأخذته فقلت‏:‏ لأرفعنك إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم قال‏:‏ إني محتاج، وعلي عيال، وبي حاجة شديدة، فخليت عنه، فأصبحت، فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم ‏:‏‏"‏ يا أبا هريرة، ما فعل أسيرك البارحة‏؟‏‏"‏ قلت‏:‏ يا رسول الله شكا حاجة وعيالا، فرحمته، فخليت سبيله‏.‏ فقال‏:‏ ‏"‏ أما إنه قد كذبك وسيعود‏"‏ فعرفت أنه سيعود لقول رسول الله صلى الله عليه وسلم فرصدته، فجاء يحثو من الطعام، فقلت‏:‏ لأرفعنك إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم، قال‏:‏ دعني فإني محتاج، وعلي عيال لا أعود، فرحمته فخليت سبيله، فأصبحت فقال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم‏:‏ ‏"‏يا أبا هريرة، ما فعل أسيرك البارحة‏؟‏‏"‏ قلت‏:‏ يا رسول الله شكا حاجة وعيالا فرحمته، فخليت سبيله، فقال‏:‏ ‏"‏إنه قد كذبك وسيعود‏"‏ فرصدته الثالثة‏.‏ فجاء يحثو من الطعام، فأخذته، فقلت‏:‏ لأرفعنك إلى رسول الله صلى الله عليه وسلم، وهذا آخر ثلاث أنك تزعم أنك لا تعود، ثم تعود‏!‏ فقال‏:‏ دعني فإني أعلمك كلمات ينفعك الله بها، قلت‏:‏ ما هن‏؟‏ قال‏:‏ إذا أويت إلى فراشك فاقرأ آية الكرسي، فإنه لن يزال عليك من الله حافظ، ولا يقربك شيطان حتى تصبح، فخليت سبيله فأصبحت، فقال لي رسول الله صلى الله عليه وسلم‏:‏ ‏"‏ما فعل أسيرك البارحة‏؟‏ ‏"‏ قلت‏:‏ يا رسول الله زعم أنه يعلمني كلمات ينفعني الله بها، فخليت سبيله‏.‏ قال‏:‏ ‏"‏ما هي‏؟‏‏"‏ قلت‏:‏ قال لي‏:‏ إذا أويت إلى فراشك فاقرأ آية الكرسي من أولها حتى تختم الآية‏:‏ ‏{‏الله لا إله إلا هو الحي القيوم‏}‏ وقال لي‏:‏ لا يزال عليك من الله حافظ، ولن يقربك شيطان حتى تصبح، فقال النبي صلى الله عليه وسلم‏:‏ ‏"‏أما إنه قد صدقك وهو كذوب، تعلم من تخاطب منذ ثلاث يا أبا هريرة ‏"‏ ‏؟‏ قلت‏:‏ لا، قال‏:‏ ‏"‏ذاك شيطان‏"‏ ‏(‏‏(‏رواه البخاري‏)‏‏)‏‏.‏

Abou Hourayrah (رضي الله عنه) relate ce qui suit : Le Messager d’Allah (ﷺ) me chargea de garder l’aumône du mois de Ramadan. C’est alors qu’un individu arriva et commença à y prendre de la nourriture. Je me saisis de lui et lui dis : « Je vais t’emmener chez le Messager d’Allah. » Mais il se plaignit : « Je suis dans le besoin et j’ai une famille à charge. » Je décidai donc de le relâcher. Le lendemain matin, le Messager d’Allah (ﷺ) me dit : « Abou Hourayrah, qu’a fait ton prisonnier cette nuit ? » Je lui répondis : « Messager d’Allah ! Il s’est plaint d’être dans le besoin et d’avoir une famille à charge. J’ai donc eu pitié de lui et l’ai laissé partir. » Il me dit : « Il t’a menti et il reviendra. » Je sus, aux paroles du Messager d’Allah, qu’il reviendrait. Je guettai donc sa venue. Il revint effectivement et recommença à prendre de la nourriture. Je l’attrapai et lui dis : « Je vais t’emmener chez le Messager d’Allah. » Il me répondit à nouveau : « Laisse-moi. Je suis dans le besoin et j’ai une famille à charge. Je ne recommencerai plus. » J’eus de nouveau pitié de lui et le laissai partir. Le lendemain matin, le Messager d’Allah me demanda : « Abou Hourayrah, qu’a fait ton prisonnier cette nuit ? » Je répondis : « Messager d’Allah ! Il s’est plaint d’être dans le besoin et d’avoir une famille à charge. J’ai donc eu pitié de lui et l’ai laissé partir. » Il répéta : « Il t’a menti et il reviendra. » Je le guettai encore. Il revint pour la troisième fois et recommença à prendre de la nourriture. Je me saisis de lui et lui dis : « Maintenant, je vais t’emmener chez le Messager d’Allah (ﷺ). C’est la dernière fois que je te laisse partir, à chaque fois tu prétends que tu ne reviendras plus. » Il me dit : « Libère-moi et je t’apprendrai des paroles qui, par la grâce d’Allah, te seront utiles. » « Quelles sont-elles ? » Demandai-je. Il répondit : « Lorsque tu te mets au lit, récite entièrement le verset du Koursi par lequel tu ne cesseras d’être sous la protection d’Allah si bien qu’aucun démon ne pourra t’approcher jusqu’au matin. » Je le laissai donc partir. Le lendemain matin, le Messager d’Allah m’interrogea de nouveau : « Qu’a fait ton prisonnier cette nuit ? » Je répondis : « Messager d’Allah ! Il a prétendu m’enseigner des paroles qui, par la grâce d’Allah, me seront utiles. Je l’ai donc laissé partir. » Il me demanda : « Quelles sont ces paroles ? » Je répondis : « Il m’a dit de réciter, au moment de me mettre au lit, le verset du Koursi jusqu’à la fin : “Allah ! Il n’est de divinité digne d’être adorée que Lui, le Dieu Vivant et Eternel…” en m’assurant que je ne cesserais ainsi d’être sous la protection d’Allah, si bien qu’aucun démon ne pourrait m’approcher jusqu’au matin. » Le Prophète (ﷺ) dit alors : « Il t’a dit la vérité, bien qu’il soit grand menteur. Sais-tu, Abou Hourayrah, à qui tu parles depuis trois jours ? » « Non » répondis-je. « C’était un démon », dit-il. [Al-Boukhâri]

Rapporté par Al-Boukhari (n° 2311, 3275). Cité dans Riyad as-Salihin (n° 1020).

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