Leçons de Mohamed Metwali Chaârawi
محمد متولي الشعراوي
Aussi écrit : Muhammad Metwally Al-Shaarawy
Mohamed Metwali Chaârawi est un prédicateur égyptien. 2 séries.
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Biographie de Mohamed Metwali Chaârawi
Mohamed Metwali Chaârawi, imam des prédicateurs, commentateur du Coran et exégète de ses versets
Figure éminente parmi les musulmans et étoile de la prédication et de la guidance, il consacra sa vie au service de l’islam et laissa derrière lui une science abondante et une exégèse remarquable du Coran. Il diffusa une conscience islamique authentique de manière accessible et marqua durablement l’exégèse coranique par un style unique et captivant. Sa renommée gagna l’ensemble du monde arabe et musulman ; il occupa des fonctions importantes et assuma de lourdes responsabilités, mais demeura fidèle au Livre d’Allah et attaché à la chaire de l’exhortation, si bien que certains le surnommèrent « l’imam des prédicateurs ». Il s’agit du prédicateur Mohamed Metwali Chaârawi, qu’Allah lui fasse miséricorde, né en 1911 dans le village de Daqadous, district de Mit Ghamr, dans le gouvernorat de Dakahleya, en République arabe d’Égypte, et décédé en 1998.
Le cheikh Chaârawi a rejoint la demeure éternelle en laissant un immense héritage scientifique et un parcours intellectuel remarquable. Il mémorisa le Coran avant l’âge de onze ans, puis entra en 1922 à l’institut religieux azharien de Zagazig, où il fit ses études primaires et secondaires. Il s’y distingua parmi ses camarades et gagna l’admiration de ses enseignants grâce à son talent pour retenir la poésie transmise, les dits et les maximes.
Après avoir achevé avec succès ses études primaires et secondaires, le cheikh Mohamed Metwali Chaârawi entra en 1937 à la faculté de langue arabe, où son intérêt pour la poésie et la littérature se renforça. Il y jouit d’une place particulière auprès de ses camarades et de ses professeurs et, parallèlement à ses études, s’investit dans les activités associatives et littéraires, où il brilla également. Il obtint en 1941 la licence supérieure, puis en 1942 le diplôme de l’‘âlimiyya (doctorat), assorti de l’habilitation à enseigner.
Après ses études, le cheikh Mohamed Metwali Chaârawi occupa des postes importants en Égypte et à l’étranger. Il fut enseignant et directeur adjoint dans plusieurs instituts azhariens, à différentes périodes. En 1950, il partit en Arabie saoudite, où il enseigna à la faculté de charia de l’Université du Roi Abdelaziz à La Mecque, puis il rentra dans son pays, où il fut nommé directeur de la prédication islamique au ministère des Awqaf en 1961. Un an plus tard, il devint inspecteur des sciences arabes à al-Azhar.
Par ailleurs, le cheikh Chaârawi prit la tête de la mission d’al-Azhar en Algérie en 1966, puis fut professeur invité et directeur du département des études supérieures à l’Université du Roi Abdelaziz à La Mecque entre 1970 et 1972. En 1976, il fut nommé ministre des Awqaf de la République arabe d’Égypte ; il fut également choisi comme membre de l’Académie de recherches islamiques et du Conseil consultatif égyptien. On lui proposa la charge de grand imam d’al-Azhar ainsi que d’autres fonctions, mais il les refusa pour se consacrer à la prédication islamique.
Ainsi, le cheikh Chaârawi partagea son temps entre les prêches dans les mosquées, les conférences et l’écriture. Il a laissé des centaines de sermons et de leçons audio et vidéo, dont les plus célèbres sont ses réflexions sur l’exégèse du Coran, ainsi que plusieurs livres et ouvrages, rassemblés et préparés pour la publication par certains de ses admirateurs, parmi lesquels, pour n’en citer que quelques-uns, « L’islam et la pensée contemporaine », « Le Voyage nocturne et l’Ascension » et « Le pèlerinage agréé ».
En reconnaissance de ses efforts scientifiques dans l’exégèse du Coran, la prédication et le service de la communauté musulmane, le cheikh Chaârawi reçut de nombreux prix et distinctions, notamment l’ordre du Mérite de première classe en 1976 et l’ordre de la République de première classe en 1983 et en 1988, ainsi que des doctorats honoris causa en lettres des universités de Mansourah et de Menoufia.
Il répondit à l’appel de son Seigneur en 1998, après quatre-vingt-sept années de dévouement, d’efforts et de générosité, et fut enterré dans son village de Daqadous ; mais sa science n’a pas été enterrée avec lui, et ses réalisations dans la prédication comme sa production intellectuelle ne sont pas mortes.
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