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La kaffara du jeûne du Ramadan

Rompre exprès un jour du Ramadan oblige à le rattraper, et dans certains cas à une kaffara : jeûner deux mois consécutifs, ou, si l’on ne peut pas, nourrir soixante pauvres. Voyez ce que disent les écoles et préparez-la.

Préparer la kaffara

Comment le jeûne a-t-il été rompu ?
Les hanafites comptent une seule kaffara par Ramadan, si elle n’a pas été accomplie entre-temps.

Combien de kaffaras ?

Dans tous les cas, chaque jour rompu se rattrape aussi.

Jeûner deux mois consécutifs

Soixante jours sans interruption, pour chaque kaffara. Choisissez une date de début :

Nourrir soixante pauvres

Si l’on ne peut pas jeûner ces deux mois. Par kaffara :

Quand la kaffara est-elle due ?

HanafiteMalikiteChaféiteHanbalite
Par un rapport intimeRattrapage et kaffaraRattrapage et kaffaraRattrapage et kaffaraRattrapage et kaffara
En mangeant ou en buvantRattrapage et kaffaraRattrapage et kaffaraRattrapageRattrapage
Plusieurs jours rompusune par Ramadanune par jourune par jourune par jour

Les règles, point par point

Les conditions

Un jour du Ramadan, et non un rattrapage ou un jeûne surérogatoire, commencé avec l’intention et rompu sans excuse, en sachant que c’est interdit : par un rapport intime pour toutes les écoles ; en mangeant ou en buvant pour les hanafites et les malikites.

L’ordre

Les hanafites, les chaféites et les hanbalites suivent l’ordre du hadith : affranchir un esclave (sans objet aujourd’hui), sinon jeûner deux mois consécutifs, sinon nourrir soixante pauvres. Les malikites laissent le choix et préfèrent nourrir.

Deux mois sans interruption

Un jour non jeûné sans excuse oblige à recommencer, de même que l’Aïd ou le Ramadan s’ils tombent dedans ; les règles n’interrompent pas la suite. Commencé le premier jour d’un mois lunaire, on jeûne deux mois lunaires ; sinon, soixante jours.

Nourrir soixante pauvres

Pour chaque pauvre, la même quantité qu’une fidya selon l’école : un demi-sa’ de blé ou sa valeur chez les hanafites, un mudd chez les autres. Les hanafites permettent de nourrir un même pauvre pendant soixante jours ; les autres écoles demandent soixante personnes.

La femme

Si elle était consentante, elle doit aussi une kaffara selon les hanafites, les malikites et les hanbalites, avis que retient Ibn Baz ; selon les chaféites, seul l’homme la doit et elle rattrape le jour.

Celui qui ne peut ni jeûner ni nourrir

Selon les chaféites, la kaffara reste une dette jusqu’à ce qu’il le puisse ; selon les hanbalites, elle tombe, comme pour l’homme du hadith à qui le Prophète ﷺ permit de donner la nourriture à sa propre famille.

Références : al-Bukhari 1936, Muslim 1111 ; Coran 58:3-4 ; Diyanet ; Ibn Baz (fatwas 12241 et 14184) ; Conseil émirien de la fatwa ; MUIS.

Annexe : la kaffara du serment

Pour un serment rompu, la kaffara n’est pas la même.

Ce qu’elle demande

Nourrir ou vêtir dix pauvres, ou affranchir un esclave ; celui qui ne le peut pas jeûne trois jours (Coran 5:89).

Les trois jours

Consécutifs selon les hanafites et les hanbalites ; ils peuvent être séparés selon les malikites et les chaféites.

Un exemple de montant

Le Conseil émirien de la fatwa a fixé pour 2026 la kaffara du serment à 200 dirhams, à répartir entre dix pauvres.

Références : Coran 5:89 ; Conseil émirien de la fatwa (2026).

Outil d’organisation, pas une fatwa : il présente les avis des écoles et des institutions nommées. Pour votre cas personnel, consultez un savant de confiance.

mardi 13 octobre 2026 2 جمادى الأولى 1448 هـ