wa-ini im'ra-atun khāfat min baʿlihā nushūzan aw iʿ'rāḍan falā junāḥa ʿalayhimā an yuṣ'liḥā baynahumā ṣul'ḥan wal-ṣul'ḥu khayrun wa-uḥ'ḍirati l-anfusu l-shuḥa wa-in tuḥ'sinū watattaqū fa-inna l-laha kāna bimā taʿmalūna khabīran
Traduction
Si une femme se sent dédaignée ou délaissée par son époux, l’un et l’autre ne commettent aucun péché s’ils parviennent à un arrangement71. Il est d’ailleurs toujours préférable de trouver un compromis, bien que l’homme soit par nature égoïste. Mais si, redoutant d’être injustes, vous vous montrez bienveillants72, sachez qu’Allah est parfaitement informé de votre comportement.
Notes
[71] Par lequel, par exemple, la femme renonce à une partie de ses droits afin d’éviter la séparation.
[72] Envers vos épouses pour lesquelles vous n’avez plus de désirs, en les traitant convenablement.
Le verset 128 de la sourate An-Nisa (4:128), sourate médinoise, se trouve dans le juz 5, à la page 99 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 72 récitateurs.
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Tafsir du verset 128
Al-Mukhtasar
Si une femme craint que son époux la dédaigne ou ne la désire plus, les conjoints ne commettent pas de faute en se réconciliant par la renonciation de l’épouse à certains des droits que lui doit l’époux comme les dépenses de la vie quotidienne et les nuitées. Dans ce cas, la réconciliation est préférable pour eux à la répudiation, sachant que les âmes sont enclines à l’avidité et à l’avarice. Elles ne désirent donc pas renoncer à leurs droits. Il convient donc que les époux traitent ce défaut en pratiquant la tolérance et la bienfaisance. Si vous êtes bienfaisants en toute situation et craignez Allah en vous conformant à Ses commandements et en délaissant ce qu’Il a interdit, alors Allah sait parfaitement ce que vous faites. Rien ne Lui échappe et Il vous rétribuera en conséquence de vos agissements.
Ils portent sur les versets 128 à 134 de la sourate An-Nisa (page 99 du mushaf).
Il faut encourager la réconciliation entre les conjoints lorsqu’ils ont un différend et essayer de sauvegarder le mariage, quitte à renoncer à certains droits.
Allah ordonne aux croyants de faire preuve d’équité dans le traitement des épouses, en particulier sur le plan matériel, car il dépend de la volonté de l’époux. A relever la tolérance de la religion lorsque l’équité n’est pas possible, notamment sur le plan affectif.
Il n’y a pas de mal à ce que les époux se séparent si la vie commune n’est plus possible.
Le passage rappelle la recommandation générale adressée à tous hommes, des premières générations aux dernières, à savoir de craindre Allah en se conformant à Ses commandements et en délaissant ce qu’Il interdit.
Autres traductions du verset 128
Et si une femme craint de son mari qu’il la délaisse ou la néglige, il n’y a aucun péché à ce qu’ils trouvent, tous les deux, un moyen de réconciliation. Se réconcilier est toujours meilleur, car les êtres sont enclins à l’égoïsme. Et si vous faites le bien et avez la piété, alors Allah est, de ce que vous faites, Informé.
Et si une femme craint de son mari abandon ou indifférence, alors ce n’est pas un péché pour les deux s’ils se réconcilient par un compromis quelconque, et la réconciliation est meilleure, et [sachez que] les âmes sont portées à l’égoïsme. Mais si vous agissez en bien et vous êtes pieux... alors Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites.
Les racines des mots du verset 128
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
ʽUrwah relate que ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Mon cher neveu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne privilégiait aucune de ses épouses quand il s'agissait de partager son temps auprès d'elles. Rares étaient les jours où il ne passait pas toutes nous voir ; il flirtait alors…
Vous qui croyez ! Agissez en toute justice et rendez témoignage dans le seul but de plaire à Allah, même si vous devez pour cela témoigner contre vous-mêmes, vos père et mère ou vos proches parents. Que celui contre lequel vous êtes appelés à témoigner soit riche ou pauvre, sachez qu’Allah sait mieux que vous ce qui va dans son intérêt. Que vos sentiments ne vous empêchent donc pas de rendre justice. Et si vous produisez un faux témoignage ou refusez simplement de témoigner, sachez qu’Allah est parfaitement informé de vos agissements.
Vous qui croyez ! Lorsque vous partez combattre pour la cause d’Allah, agissez avec lucidité. Ne dites pas à celui qui, devant vous, fait acte de soumission qu’il n’est pas croyant, convoitant uniquement ses biens. Allah dispose en effet d’immenses richesses. Vous vous trouviez vous-mêmes auparavant dans la même situation avant d’être touchés par la grâce d’Allah. Agissez donc avec discernement. Allah est parfaitement informé de vos agissements.
Vous ne serez jamais en mesure, malgré tous vos efforts, de traiter vos épouses de manière parfaitement équitable. Ne penchez donc pas entièrement vers l’une, au point de délaisser complètement l’autre, la laissant en porte-à-faux. Si donc, redoutant d’être injustes, vous les traitez convenablement, sachez qu’Allah est Très Clément et Très Miséricordieux.
Si le mari la répudie une troisième fois, celle-ci ne lui est plus licite à moins qu’elle ne contracte et consomme un mariage avec un autre homme. Si ce dernier la répudie à son tour, alors la femme et son premier époux ne commettent aucun péché en reprenant vie commune s’ils pensent pouvoir se conformer aux lois d’Allah. Telles sont les lois d’Allah qu’Il expose clairement à des gens capables de comprendre.