Safwat Ash-Shawadfy
صفوت الشوادفي
Safwat Ash-Shawadfy est un récitateur égyptien du Coran. Écoutez en ligne les 2 sourates qu’il a récitées en riwaya Hafs d’après Asim (mourattal, 8 min). 5,8 k écoutes sur Assabile.
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Les 2 sourates récitées par Safwat Ash-Shawadfy
Hafs d’après Asim, mourattal, 8 min
Biographie de Safwat Ash-Shawadfy
Défenseur de la Sunna, pourfendeur de l’innovation, génie à l’intelligence vive qui mit tout son esprit et toutes ses forces au service de l’islam : c’est ainsi que Moustafa al-Adawi décrivait le cheikh Mohamed Safwat Ash-Shawadfy. Ce cheikh réunissait des talents que l’on trouve d’ordinaire dispersés chez d’autres : chercheur, penseur, juriste, prédicateur et écrivain, il mit sa plume au service de la parole de l’islam.
Le cheikh Safwat Ash-Shawadfy est né en 1374 H, soit en 1955, dans le village d’ach-Chaghaniyya, dans le gouvernorat de Charqiya, en Égypte, au sein d’une famille rurale pieuse : son père comptait parmi les hommes de religion de la région. Safwat s’est montré le digne successeur de son père, dont il a prolongé le parcours sur la voie de la charia et des sciences religieuses.
Ash-Shawadfy était un prédicateur éclairé, ouvert à toutes les sciences : après son baccalauréat, il entra à la faculté d’économie et de sciences politiques. Lecteur avide d’ouvrages de littérature et de patrimoine, il suscitait l’admiration de ses professeurs.
C’est sur les bancs de l’université que naquit Safwat le prédicateur : il y fonda un groupe de prédication qui organisait des rencontres avec des savants et des prédicateurs, et il était « l’artisan de la plupart des programmes de prédication islamique parmi ses camarades et ses amis de l’époque ».
Son parcours de prédicateur ne s’arrêta pas aux portes de l’université : une fois diplômé, il entra dans l’armée, où il se consacra à la mémorisation du Coran et à la méditation de ses sens. Il se spécialisa également dans l’étude du fiqh chaféite en suivant les cours de nombreux savants égyptiens, comme Mohamed Jamil Ghazi. Son service achevé, il partit pour l’Arabie saoudite, où sa personnalité de prédicateur prit sa forme définitive : il y « maîtrisa le madhhab hanbalite, jusque dans les fondements de ses règles ».
Et parce que la science ne doit pas être tenue cachée, le cheikh Safwat s’employa à diffuser parmi les gens les enseignements de l’islam et les fondements de la charia. Il rejoignit pour cela la Jama’at Ansar as-Sunna an-Nabawiyya, au sein de laquelle il travailla à étendre largement l’action de la prédication, en fondant des mosquées et des maisons d’aide sociale. Il créa aussi la maison d’édition et de diffusion Dar at-Taqwa, afin de publier les ouvrages du patrimoine et de la pensée islamiques.
Ses réalisations au service de l’islam ne s’arrêtèrent pas là : il renouvela l’art du prêche et de la prédication en investissant le champ des médias, à travers la revue islamique at-Tawhid, une revue qui a rassemblé les musulmans du monde entier et rendu compte de leurs nouvelles et de leurs problèmes. Lorsqu’il en était le rédacteur en chef, il y écrivit près d’une centaine d’articles traitant des problèmes de la vie réelle et de leurs solutions dans les enseignements de l’islam.
Alors qu’il était en pleine maturité de son œuvre, et peu après s’être rendu à la Maison sacrée, la mort l’emporta à l’âge de quarante-cinq ans, dans un accident de la route, le 17 août 2000.
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