Qays ibn Abî Ḥâzim relate : « Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah l'agrée) entra chez une femme de Aḥmas, que l'on appelait Zaynab, et il vit qu'elle ne parlait pas. Il demanda : " Pourquoi ne parle-t-elle pas ? - Ils répondirent : Elle a fait vœu de garder le silence. - Il lui dit : Parle donc ! Ceci est interdit, ceci relève des pratiques de l'ère de l'ignorance ! " Elle se mit alors à parler. »
Rapporté par Al-Boukhari (n° 3834) et Ad-Darimi (n° 214).
Abû Bakr (qu'Allah l'agrée) entra chez une femme du clan des Aḥmas, appelée Zaynab et constata qu'elle ne parlait pas. Il demanda aux gens : « Pourquoi ne parle-t-elle pas ? » Ils répondirent : « Elle a fait vœu de garder le silence. » Il lui dit : « Parle donc ! » car le fait de délaisser complètement de parler est interdit et relève des pratiques religieuses de l'ère de l'ignorance que l'Islam a interdites. Par ailleurs, il est permis à l'homme d'entrer chez une femme, s'ils ne sont pas seuls et si aucune tentation n'est à redouter, comme l'a fait Abû Bakr.
Explication en arabe
دخل أبو بكر رضي الله عنه على امرأة من قبيلة أحمس اسمها زينب، فوجدها لا تتكلم، فسألهم: لماذا لا تتكلم، فقالوا: حجت ساكتة، فقال لها: تكلمي، فإن ترك الكلام بالكلية لا يجوز؛ فإنه كان من عبادات الجاهلية ثم حرمه الإسلام، ودخول الرجل على المرأة من غير ريبة ولا خلوة كما فعل الصديق رضي الله عنه جائز.
المستحب التكلم بالخير من أمر بمعروف أو نهي عن منكر أو إفشاء السلام أو تعليم الناس، وإلا، فلا.
من حلف ألا يتكلم يستحب له الكلام ولا كفارة عليه.
وجوب مخالفة أعمال الجاهلية وأحوالها.
ليس من شعائر الدين التعبد بالصمت والإمساك عن الكلام فإنه حرام.