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Sahih al-BoukhariLivre 65

Ô commandeur des Croyants ! Allah, le Très-Haut, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)}

باب ‏{‏خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ‏}‏ الْعُرْفُ: الْمَعْرُوفُ

Authentique hadith de Sahih al-Boukhari Hadith qudsi Sahih al-Boukhari 4642

Rapporteur :Ibn 'Abbâs

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنِ بْنِ حُذَيْفَةَ فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أَخِيهِ الْحُرِّ بْنِ قَيْسٍ، وَكَانَ مِنَ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمَرُ، وَكَانَ الْقُرَّاءُ أَصْحَابَ مَجَالِسِ عُمَرَ وَمُشَاوَرَتِهِ كُهُولاً كَانُوا أَوْ شُبَّانًا‏.‏ فَقَالَ عُيَيْنَةُ لاِبْنِ أَخِيهِ يَا ابْنَ أَخِي، لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الأَمِيرِ فَاسْتَأْذِنْ لِي عَلَيْهِ‏.‏ قَالَ سَأَسْتَأْذِنُ لَكَ عَلَيْهِ‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَاسْتَأْذَنَ الْحُرُّ لِعُيَيْنَةَ فَأَذِنَ لَهُ عُمَرُ، فَلَمَّا دَخَلَ عَلَيْهِ قَالَ

هِيْ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ، فَوَاللَّهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ، وَلاَ تَحْكُمُ بَيْنَنَا بِالْعَدْلِ‏.‏ فَغَضِبَ عُمَرُ حَتَّى هَمَّ بِهِ، فَقَالَ لَهُ الْحُرُّ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَالَ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم ‏‏{‏خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ‏}‏ وَإِنَّ هَذَا مِنَ الْجَاهِلِينَ‏.‏ وَاللَّهِ مَا جَاوَزَهَا عُمَرُ حِينَ تَلاَهَا عَلَيْهِ، وَكَانَ وَقَّافًا عِنْدَ كِتَابِ اللَّهِ

Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « 'Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) vint à Médine et fut hébergé chez le fils de son frère Al-Ḥurr ibn Qays (qu’Allah l’agrée) qui siégeait aux réunions de ‘Umar (qu’Allah l’agrée). Des lecteurs du Coran participaient à ces réunions et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) prenait conseil aussi bien auprès des personnes âgées qu’auprès des jeunes. ‘Uyaynah (qu’Allah l’agrée) dit à son neveu : « Neveu ! Tu jouis de quelque considération auprès de cet émir. Demande-lui donc de m’accorder une entrevue. » 'Uyaynah demanda donc à ‘Umar (qu’Allah l’agrée) de recevoir son oncle et ‘Umar (qu’Allah l’agrée) accepta. Une fois chez lui, ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Gare à toi, ô fils d’Al-Khaṭṭâb ! Je jure par Allah que tu ne nous donnes pas assez [du Trésor Public] et que tu ne juges pas entre nous avec équité ! » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) se mit en colère et voulut le châtier. Al-Ḥurr (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « Ô commandeur des Croyants ! Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.)} [Coran : 7/199]. Et cet homme est de toute évidence un ignorant ! » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Par Allah ! dès qu’il lui cita ce verset, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ne dépassa pas Ses commandements ; en effet, il respectait scrupuleusement les directives du Livre d’Allah, Exalté soit-Il. »

Rapporté par Al-Boukhari (n° 4642, 7286).

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Explication

Le noble Compagnon Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) nous relate un incident qui se déroula lorsque ‘Uyaynah ibn Ḥiṣn (qu’Allah l’agrée), une personne noble auprès de son peuple, vint à Médine. Il fut reçu par ‘Umar (qu’Allah l’agrée) et lui parla avec des propos durs, désobligeants, offensants, critiques et malveillants. Puis, il le blâma en lui disant : « Certes, tu ne nous donnes pas assez du Trésor Public et tu ne juges pas équitablement entre nous ! » ‘Umar (qu’Allah l’agrée) fut pris d’une telle colère qu’il était sur le point de le frapper. Mais certains lecteurs du Coran s’interposèrent ; parmi eux, Al-Ḥurr (qu’Allah l’agrée) qui a alors dit : « Ô émir des Croyants ! Allah, Exalté soit-Il, a dit à Son Prophète : {( Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants. )} [Coran : 7/199]. Certes, cet homme est un ignorant ! » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Je jure par Allah ! dès qu’il lui cita ce verset, ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ne dépassa pas Ses commandements car il respectait scrupuleusement les directives du Livre d’Allah, Exalté soit-Il. » ‘Umar ne corrigea pas l’homme car il se conforma au verset qui fut récité à ses oreilles. En effet, c’était l’attitude des Compagnons (qu'Allah les agrée) face au Livre d’Allah : ils ne dépassaient pas ses commandements, et si on leur disait : « telle est la Parole d’Allah ! », alors ils la respectaient scrupuleusement et ne l’enfreignaient pas.

Explication en arabe

يُحدِثُنا الصحابي الجليل عبد الله بن عباس رضي الله عنهما عما حصل لأمير المؤمنين عمر بن الخطاب رضي الله عنه ، حيث قدم عليه عيينة بن حصن رضي الله عنه ، وكان من كبار قومه، فبدأ كلامه الفض بالتهجُّم والاستنكار، ثم عقَّبه بالمُعاتبة قائلاً: إِنَّك لا تُعطِينا الجزل، ولا تحكم فينا بالعدل، فغضب عمر رضي الله عنه غضبا حتى كاد يضربه، ولكن قام بعض القُرَّاء ومنهم ابن أخي عيينة وهو الحر بن قيس مخاطبا الخليفة الراشد رضي الله عنه : يا أمير المؤمنين، إن الله تعالى قال لنبيه صلى الله عليه وسلم : "خذ العفو وأمر بالعرف وأعرض عن الجاهلين" ، وإن هذا من الجاهلين، فوقف عمر عندها وكتم غضبه، ولم يتجاوزها؛ لأنه كان وقَّافا عند كتاب الله -رضي الله عنه وأرضاه-، فوقف وما ضرب الرجل؛ لأجل الآية التي تُلِيت على مسامعه.

فهذا هو أدب الصحابة رضي الله عنهم عند كتاب الله؛ لا يتجاوزونه، إذا قيل لهم هذا قول الله وَقَفُوا، مهما كان الأمر.

  • منزلة قُرَّاء القرآن، وهم العلماء العاملون بأحكامه، لا المتكسبون بتلاوته في المآتم والأفراح.
  • أنه ينبغي لولي الأمر مجالسة القراء والفقهاء ليذكروه إذا نسي، ويعينوه إذا ذكر.
  • رأي أهل العلم لا يكون بهوى ولا لمصلحة، بل يكون نصرة لله ورسوله -صلى الله عليه وسلم-، فالحق أحب إليهم من أنفسهم وآبائهم وأبنائهم وعشيرتهم.
  • تحبب الحاكم لأهل العلم وأهل مشورته بأن يستجيب لطلباتهم ما لم يكن فيه معصية.
  • منقبة عمر بن الخطاب -رضي الله عنه- بأنه كان وقَّافا عند حدود الله ممتثلا لأوامره، لا يتجاوزها ولا يتعدَّاها.
  • استحباب صبر الإمام على الرعية، والحرص على مصالحها؛ فقد ظهر صبر أمير المؤمنين عمر بن الخطاب -رضي الله عنه- في مواطن من هذا الحديث.
  • حكمة العالم في تذكير إمامه.
  • فضل الحلم والصفح عن الجهال.

Commentaire classique

Ibn Hajar al-'Asqalani — Fath al-Bari

قَوْله : ( فِي حَدِيث عُمَر أَوْ شُبَّانًا ) بِضَمِّ أَوَّله وَتَشْدِيد الْمُوَحَّدَة وَبَعْدَ الْأَلِف نُون لِلْأَكْثَرِ , وَفِي رِوَايَة الْكُشْمِيهَنِيِّ بِفَتْحِ أَوَّله وَبِمُوَحَّدَتَيْنِ الْأُولَى خَفِيفَة , وَسَيَأْتِي شَرْح هَذَا الْحَدِيث فِي كِتَاب الِاعْتِصَام.…

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Jugements des savants

SavantJugementPortéeOuvrage
Al-Boukharim. 256 H Authentiqueصحيح Le hadith صحيح البخاري n° 4642
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  • AuthentiqueAl-Boukhari صحيح — صحيح البخاري (7286)

Autres versions

Non jugé Hadith qudsi Riyad as-Salihin 50

Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه) relate que ‘Ouyaynah ibn Hisn arriva à Médine où il séjourna chez son neveu Al-Hourr ibn Qays. Ce dernier faisait partie de l’entourage de ‘Oumar (رضي الله عنه), une dizaine d’érudits d’un âge avancés ou encore jeunes qu’il consultait avant de prendre ses décisions…

وعن ابن عباس رضي الله عنهما قال‏:‏ قدم عيينة بن حصن فنزل على ابن أخيه الحر بن قيس، وكان من النفر الذين يدنيهم عمر رضي الله عنه، وكان القراء أصحاب مجلس عمر رضي الله عنه ومشاورته كهولاً كانوا أو شباناً، فقال عيينة لابن…

D’après Ibn 'Abbâs

Non jugé Hadith qudsi Riyad as-Salihin 357

Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه) relate que ‘Ouyaynah ibn Hisn arriva à Médine où il séjourna chez son neveu Al-Hourr ibn Qays. Ce dernier faisait partie de l’entourage de ‘Oumar (رضي الله عنه), une dizaine d’érudits d’un âge avancés ou encore jeunes qu’il consultait avant de prendre ses décisions…

وعن ابن عباس رضي الله عنهما قال‏:‏ قدم عيينة بن حصن، فنزل على ابن أخيه الحر بن قيس، وكان من النفر الذين يدنيهم عمر رضي الله عنه ، وكان القراء أصحاب مجلس عمر ومشاورته، كهولاً كانوا أو شبانًا ، فقال عيينة لابن أخيه‏:‏ يا…

D’après Ibn 'Abbâs

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