La parole d'Alî (qu'Allah l'agrée) : « Je n'applique pas une peine prescrite sur quelqu'un, puis qu'il vienne à en mourir, sans que je n'en ressente quelque chose en moi, excepté pour le buveur d'alcool. En effet, s'il meurt je dois verser le prix du sang pour lui. Et ceci, car le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fixé un nombre de coups [de fouet] précis [à son sujet]. »
باب الضَّرْبِ بِالْجَرِيدِ وَالنِّعَالِ
Authentique
hadith de Sahih al-Boukhari
Muttafaq ‘alayh (Boukhari et Muslim)Sahih al-Boukhari 6778
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا أَبُو حَصِينٍ، سَمِعْتُ عُمَيْرَ بْنَ سَعِيدٍ النَّخَعِيَّ، قَالَ سَمِعْتُ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ
مَا كُنْتُ لأُقِيمَ حَدًّا عَلَى أَحَدٍ فَيَمُوتَ، فَأَجِدَ فِي نَفْسِي، إِلاَّ صَاحِبَ الْخَمْرِ، فَإِنَّهُ لَوْ مَاتَ وَدَيْتُهُ، وَذَلِكَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَسُنَّهُ.
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je n'applique pas une peine prescrite sur quelqu'un, puis qu'il vienne à en mourir, sans que je n'en ressente quelque chose en moi, excepté pour le buveur d'alcool. En effet, s'il meurt je dois verser le prix du sang pour lui. Et ceci, car le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'a pas fixé un nombre de coups [de fouet] précis [à son sujet]. »
Rapporté par Al-Boukhari (n° 6778), Muslim (n° 1707b, 1707c) et Ahmad (n° 1030).
Alî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je n'applique pas une peine prescrite sur quelqu'un, puis qu'il vienne à mourir de cette peine, sans que je n'en ressente tristesse et désolation, excepté pour le buveur d'alcool. En effet, s'il meurt, le prix du sang doit être versé à ses héritiers en guise d'indemnisation par le Trésor Public car son châtiment a dépassé la peine prescrite et rendue obligatoire par d'Allah. Ainsi, j'intimide le buveur d'alcool via l'application des peines prescrites et l'intensité de celles-ci. On comprend de ce hadith que, pour l'alcool, il n'y avait pas de peine prescrite établies par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Cela fait donc partie des châtiments infligés en vue de dissuader quelqu’un de faire quelque chose ; et si la personne [en] meurt, il n'y a aucune garantie. 'Alî (qu'Allah l'agrée) a fait cela en guise de prévention, mais d'autres Compagnons ont divergé avec lui sur ce point.
Explication en arabe
عن علي رضي الله عنه قال: ما كنت لأقيم على أحد حدا، فيموت بسبب الحد فأحزن وآسف عليه، إلا شارب الخمر، فإنه لو مات غرمت ديته من بيت المال لورثته،لأنَّ عقوبته زادت على ما يجب عليه من حدود الله؛ فأخف الحدود كمًّا وكيفًا هو حد الشارب الخمر.
فيفهم من الحديث أن الخمر لم يكن فيه حد محدود من رسول الله صلى الله عليه وسلم فهو من باب التعزيرات فإن مات لايضمن وفعل علي رضي الله عنه هنا من باب الاحتياط، وقد خالفه غيره من الصحابة.
الحدود المقدرة، كالزنا والقذف قدرها الشارع الحكيم، وحدَّها، فلا يزاد عليها، ولا ينقص منها.
من مات من الحد المقدر من الله -تعالى- بلا زيادة، فإنَّها سراية من عمل مشروع مأذون فيه، فلا قصاص، ولا دية، ولا كفارة؛ لأنَّ الحق قتله بالإجماع.
أن الخمر لم يكن فيه حد محدود من رسول الله -صلى الله عليه وسلم- فهو من باب التعزيرات.
أن خطأ الإمام عليه, ويكون ضمانه من بيت المال على الصحيح.