N'écrivez rien de moi ! Et quiconque a écrit de moi autre chose que le Coran, alors qu'il l'efface ! Et rapportez de moi et nul grief ! Et quiconque ment délibérément sur mon compte, alors qu'il prépare sa place en Enfer !
باب التَّثَبُّتِ فِي الْحَدِيثِ وَحُكْمِ كِتَابَةِ الْعِلْمِ
Authentique
hadith de Sahih Muslim
Sahih Muslim 3004
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N'écrivez rien de moi ! Et quiconque a écrit de moi autre chose que le Coran, alors qu'il l'efface ! Et rapportez de moi et nul grief ! Et quiconque ment sur mon compte - Ḥammâm a dit : " Je pense qu'il a dit : délibérément " -, alors qu'il prépare sa place en Enfer ! »
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à ses Compagnons d'écrire quoique ce soit de lui [comme paroles] et [ordonné à] quiconque ayant écrit de lui autre chose que le Coran de l'effacer. Puis, il leur a permis de citer ses paroles sans aucun grief contre eux tant qu'ils enquêtaient sur la véracité de ce qu'ils rapportent sur son compte (sur lui la paix et le salut). En effet, il les a prévenus que quiconque mentait délibérément sur son compte, sa récompense serait le feu de l'Enfer. Cependant, l'interdiction d'écrire les hadiths a été abrogée car le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait empêché dans les débuts [de l'Islam] ; mais étant donné la multitude de hadiths et la crainte [qu'ils ne soient pas tous mémorisés], il permit ensuite de les écrire. Il a d'ailleurs dit, lors de son prêche : « Écrivez-le pour Abû Shâh ! » lorsque celui-ci lui demanda qu'on écrive sa parole. Il a aussi été rapporté que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a permis à 'Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) l'écriture de ses paroles et qu'il (sur lui la paix et le salut) a ordonné à sa communauté de les transmettre. Donc, si celles-ci n'avaient pas été consignées par écrit, la science aurait disparu. Par ailleurs, il a été dit que l'interdiction concernait uniquement l'écriture des hadiths et du Coran ensemble sur une même feuille par crainte qu'ils ne se mélangent et que par la suite le lecteur ne puisse plus les différencier. Il a encore été dit que cette interdiction était spécifique durant la période de la descente de la Révélation du Coran de peur de La confondre avec autre chose, puis qu'elle fut levée ensuite et que cela fut permis. Néanmoins, la première probabilité évoquant l'abrogation semble plus juste.
Explication en arabe
نهى النبي صلى الله عليه وسلم أصحابه أن يكتبوا عنه شيئًا، ومن كتب عنه شيئًا غير القرآن فليمحه، ثم أذن لهم أن يحدثوا عنه ولا إثم عليهم في ذلك، شريطة أن يتحروا الصدق فيما ينقلونه عنه صلى الله عليه وسلم ، وحذرهم بأن من كذب عليه متعمدًا فجزاؤه نار جهنم.
والنهي عن كتابة الحديث منسوخ؛ وذلك أنه صلى الله عليه وسلم نهى عنه في أول الأمر، فلأن الأحاديث تكثر وقد يفوت الحفظ شيئًا منها أجاز الكتابة، وقد قال صلى الله عليه وسلم في خطبته: «اكتبوا لأبى شاه» لما استكتبه، وجاء عنه صلى الله عليه وسلم أنه أذن لعبد الله بن عمرو في الكتابة، وقد أمر صلى الله عليه وسلم أمته بالتبليغ، فإذا لم يُكتب ذهب العلم، وقيل: إن هذا النهي إنما هو لكتابة الحديث مع القرآن فى صحيفة واحدة لئلا يختلط به، فيشتبه على القارئ، وقيل: إنّه خاصّ بوقت نزول القرآن خشية التباسه بغيره، ثم أذن فيه بعد ذلك.
والاحتمال الأول وهو النسخ أقرب.
إباحة الحديث عنه -صلى الله عليه وسلم-، وتبليغ ما سمع منه، وقد جاءت الآثار بالحض على التبليغ والأمر به.
التحذير من التساهل عند الحديث عنه -صلى الله عليه وسلم- مما لم يتحقق منه، والتنبيه على التحرز في ذلك لئلا يقع في الكذب.
الوعيد الشديد على من كذب على النبي -صلى الله عليه وسلم- متعمدًا.
مشروعية كتابة القرآن والسنة وغيرهما من العلم.
النهي عن كتابة الحديث النبوي منسوخ, أو هو محمول على كتابته مع القرآن في صحيفة واحدة لكيلا يحصل خلط بينهما, أو أنه خاصّ بوقت نزول القرآن خشية التباسه بغيره.