الثاني: عن ابن عباس، رضي الله عنهما، قال: كان عمر رضي الله عنه يدخلني مع أشياخ بدر، فكأن بعضهم وجد في نفسه فقال: لم يدخل هذا معنا ولنا أبناء مثله!؟ فقال عمر: إنه من حيث علمتم! فدعاني ذات يوم فأدخلني معهم، فما رأيت أنه دعانى يومئذ إلا ليريهم قال: ما تقولون في قول الله تعالى: {إذا جاء نصر الله والفتح؟) ((النصر:1)) فقال بعضهم: أمرنا نحمد الله ونستغفره إذا نصرنا وفتح علينا. وسكت بعضهم فلم يقل شيئاً. فقال لي: أكذلك تقول يا ابن عباس؟ فقلت: لا. قال فما تقول؟ قلت: هو أجل رسول الله صلى الله عليه وسلم، أعلمه له قال: {إذاجاء نصر الله والفتح} وذلك علامة أجلك {فسبح بحمد ربك واستغفره إنه كان تواباً} ((الفتح: 3)) فقال عمر رضي الله عنه: ما أعلم منها إلا ما تقول. ((رواه البخاري)).
Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه) relate : ‘Oumar (رضي الله عنه) m’introduisait dans le cercle des anciens de Badr, ce qui sembla déplaire à l’un d’entre eux qui dit : « Pourquoi lui permet-il de se joindre à nous alors que nous avons des enfants de son âge ?! » ‘Oumar répliqua : « Vous connaissez parfaitement sa valeur ! » Un jour, ‘Oumar me fit venir avec le dessein évident de leur démontrer ma valeur. Il commença par leur demander : « Comment interprétez-vous les paroles d’Allah : “Lorsque, t’apportant Son secours, Allah te fera triompher” (110, 1) ? » Certains dirent : « Il nous est ordonné de louer Allah et d’implorer Son pardon lorsqu’Il nous accordera la victoire. » D’autres préférèrent garder le silence. Se tournant vers moi, il dit : « L’interprètes-tu de cette manière, Ibn ‘Abbâs ? » « Non », répondis-je. « Comment l’expliques-tu alors ? » Je répondis : « Par ce verset, Allah annonce au Messager d’Allah (ﷺ) que sa mort est imminente. Autrement dit : “Lorsque, t’apportant Son secours, Allah te fera triompher”, ce qui est le signe de ta mort prochaine, “célèbre, par les louanges, la gloire de ton Seigneur et implore Son pardon. Il accepte toujours le repentir de Ses serviteurs” (110, 3). » ‘Oumar (رضي الله عنه) fit alors ce commentaire : « Je n’en connais pas d’autre interprétation. » [Al-Boukhâri]
Rapporté par Al-Boukhari (n° 4294, 4430, 4970) et At-Tirmidhi (n° 3362). Cité dans Riyad as-Salihin (n° 113).