Aller au contenu
Assabile

Riyad as-SalihinLivre 17

Riyad as-Salihin 1791

باب كراهة الخروج من بلد وقع فيها الوباء فرارًا منه وكراهة القدوم عليه

Non jugé Riyad as-Salihin 1791

Rapporteur :Ibn 'Abbâs

وعن ابن عباس رضي الله عنه أن عمر بن الخطاب رضي الله عنه خرج إلى الشام حتى إذا كان بسرغ لقيه أمراء الأجناد -أبو عبيدة بن الجراح وأصحابه- فأخبروه أن الوباء قد وقع بالشام، قال بن عباس‏:‏ فقال عمر‏:‏ ادع لي المهاجرين الأولين، فدعوتهم، فاستشارهم، وأخبرهم أن الوباء قد وقع بالشام، فاختلفوا، فقال بعضهم‏:‏ خرجت لأمر، ولا نرى أن ترجع عنه‏.‏ وقال بعضهم‏:‏ معك بقية الناس وأصحاب رسول الله صلى الله عليه وسلم ، ولا نرى أن تقدمهم على هذا الوباء‏.‏ فقال‏:‏ ارتفعوا عني، ثم قال‏:‏ ادع لي الأنصار، فدعوتهم، فاستشارهم، فسلكوا سبيل المهاجرين، واختلفوا كاختلافهم، فقال‏:‏ ارتفعوا عني، ثم قال‏:‏ ادع لي من كان ها هنا من مشيخة قريش من مهاجرة الفتح، فدعوتهم، فلم يختلف عليه منهم رجلان، فقالوا‏:‏ نرى أن ترجع بالناس، ولا تقدمهم على هذا الوباء، فنادى عمر رضي الله عنه في الناس‏:‏ إني مصبح على ظهر، فأصبحوا عليه فقال أبو عبيدة بن الجراح رضي الله عنه ‏:‏ أفرار من قدر الله‏؟‏ فقال عمر رضي الله عنه ‏:‏ لو غيرك قالها يا أبا عبيدة‏!‏ -وكان عمر يكره خلافه- نعم نفر من قدر الله إلى قدر الله، أرأيت لو كان لك إبل، فهبطت وادياً له عدوتان، إحداهما خصبة، والأخرى جدبة، أليس إن رعيت الخصبة رعيتها بقدر الله، وإن رعيت الجدبة رعيتها بقدر الله‏؟‏ قال‏:‏ فجاء عبد الرحمن بن عوف رضي الله عنه ، وكان متغيباً في بعض حاجته، فقال‏:‏ إن عندي من هذا علما، سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول‏:‏ “إذا سمعتم به بأرض، فلا تقدموا عليه، وإذا وقع بأرض وأنتم بها، فلا تخرجوا فرارا منه‏"‏ فحمد الله تعالى عمر رضي الله عنه وانصرف‏.‏ ‏(‏‏(‏متفق عليه‏)‏‏)‏‏.‏
والعدوة‏:‏ جانب الوادي‏‏‏.‏

Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنه) relate que ‘Oumar ibn Al-Khattâb (رضي الله عنه), en route vers le Cham, rencontra à Sargh les gouverneurs des métropoles de cette province, Abou ‘Oubaydah ibn Al-Jârrah et ses compagnons, qui l’informèrent que la peste sévissait dans la région. Ibn ‘Abbâs ajouta : ‘Oumar me demanda alors de faire venir les premiers émigrés. Une fois rassemblés autour de lui, il les consulta sur l’épidémie qui sévissait au Cham, mais ils eurent des avis divergents. Certains dirent : « Tu es sorti avec une mission que tu dois accomplir. » D’autres dirent : « Nous ne pensons pas qu’il faille exposer à ce fléau le reste des compagnons du Messager d’Allah. » ‘Oumar les invita alors à se retirer, puis me demanda de faire venir les Ansars qu’il consulta également, mais ces derniers affichèrent le même désaccord. Il les invita également à se retirer, puis me demanda de faire venir les anciens de Qouraych qui avaient émigré avant la conquête de la Mecque. ‘Oumar les consulta sans qu’apparaisse la moindre divergence entre eux. Ils dirent : « Le mieux, selon nous, est de rebrousser chemin avec tes hommes que tu ne dois pas exposer à cette épidémie. » ‘Oumar fit alors cette déclaration : « J’ai l’intention de rebrousser chemin, et je veux que vous en fassiez de même. » Abou ‘Oubaydah ibn Al-Jarrâh dit alors : « Veux-tu fuir le décret d’Allah ? » ‘Oumar répliqua : « Si seulement un autre que toi avait prononcé ces mots, Abou ‘Oubaydah ! » Puis ‘Oumar, qui détestait être contredit, lui répondit : « En effet, nous fuyons le décret d’Allah pour aller vers le décret d’Allah. Imagine que tu aies des chameaux avec lesquels tu descends dans une vallée ayant deux versants, l’un couvert de verdure et l’autre aride. Si tu fais paître tes bêtes sur le versant verdoyant, n’agis-tu pas selon le décret d’Allah ? Et si tu les laisses paître sur le versant aride, n’agis-tu pas de la même manière selon le décret d’Allah ? » Vint alors ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf (رضي الله عنه) qui s’était absenté pour quelque affaire. Il dit : « Je sais quelque chose à ce sujet. J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : “Si vous apprenez qu’une épidémie ravage une région, ne vous y rendez pas et si vous vous trouvez dans une région frappée par une épidémie, ne la fuyez pas”. » ‘Oumar (رضي الله عنه) loua donc Allah le Très Haut, puis rebroussa chemin. [Al-Boukhâri et Mouslim]

Rapporté par Al-Boukhari (n° 5729) et Malik (n° 1621). Cité dans Riyad as-Salihin (n° 1791).

Copier
Copier :
Signaler une erreur

Jugements des savants

Aucun jugement n’est encore disponible pour ce hadith.

Autres versions

mercredi 14 octobre 2026 3 جمادى الأولى 1448 هـ