al-nabiyu awlā bil-mu'minīna min anfusihim wa-azwājuhu ummahātuhum wa-ulū l-arḥāmi baʿḍuhum awlā bibaʿḍin fī kitābi l-lahi mina l-mu'minīna wal-muhājirīna illā an tafʿalū ilā awliyāikum maʿrūfan kāna dhālika fī l-kitābi masṭūran
Traduction
Le Prophète a plus de droits sur les croyants que ceux-ci n’en ont les uns sur les autres3 et ses épouses sont comme leurs mères4. Selon la loi d’Allah, consignée de toute éternité dans le Livre5, les liens de consanguinité ont la priorité, en cas de succession, sur les liens de fraternité unissant les croyants de Médine aux émigrés6. Rien ne vous empêche néanmoins de faire un acte de charité envers vos frères croyants.
Notes
[3] Droit notamment à être obéi. Le croyant doit donc obéir au Prophète avant d’obéir aux autres et à ses propres passions. Autre traduction : le prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont les uns des autres.
[4] C’est-à-dire, qu’il ne leur est pas permis de les épouser après sa mort et qu’elles méritent le même respect que les mères des croyants.
[5] Archétype ou dans le Coran.
[6] A leur arrivée à Médine, les émigrés de la Mecque pouvaient hériter des musulmans de Médine qui les avaient accueillis (Ansars) au détriment des proches de ces derniers, en raison des liens de fraternité que le Messager d’Allah avait établis entre émigrés et Ansars (Tafsîr ibn Kathîr).
Le verset 6 de la sourate Al-Ahzab (33:6), sourate médinoise, se trouve dans le juz 21, à la page 418 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 73 récitateurs.
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Tafsir du verset 6
Al-Mukhtasar
Le Prophète Muħammad a plus de droit sur les croyants qu’ils en ont sur eux-mêmes dans tout ce qu’il les appelle, même s’ils penchent vers des choses différentes de celles auxquelles il les appelle. Ses épouses sont les mères de tous les croyants et il est illicite à tout croyant d’épouser l’une d’entre elles après sa mort. Dans le jugement d’Allah, concernant l’héritage, les liens du sang prévalent sur les liens de la foi et de la migration pour la cause d’Allah. Des gens ont en effet hérité sur la base des liens de la foi et de la migration pour la cause d’Allah et dorénavant, cette forme d’héritage est abrogée sauf si, ô croyants, vous faites une faveur à vos affranchis qui n’héritent pas de vous et êtes bienfaisants envers eux, vous êtes libres d’agir ainsi. Ce jugement est tracé dans la Table Préservée et il doit être exécuté.
Ils portent sur les versets 1 à 6 de la sourate Al-Ahzab (page 418 du mushaf).
Personne n’est important au point d’être dispensé de commander le convenable et de défendre le blâmable.
Il n’est pas reproché à cette communauté les fautes qu’elle commet par erreur.
Il est obligatoire de donner la priorité à la volonté du Prophète au détriment des volontés individuelles des croyants.
Le passage souligne le rang élevé des épouses du Prophète et l’illicéité de les épouser après la mort du Prophète car elles sont les mères des croyants.
Autres traductions du verset 6
Le Prophète a plus de droit sur les croyants que ceux-ci n’en ont sur eux-mêmes ; ses épouses sont leurs mères (dans les successions). Selon le Livre d’Allah, les liens de consanguinité sont prioritaires (en héritage) par rapport à ceux qui unissent les croyants et les Émigrés.1 À moins pour vous de faire une donation en faveur de vos alliés (en religion). Car cela est inscrit dans le Livre.2
Notes
[1] Les croyants sont les Médinois (Ançâr), les Émigrés (Al-Muhâjirûn), les Mecquois.
[2] Il s’agit là du Livre écrit de toute éternité. Tout y est écrit et consigné, depuis les actions des hommes jusqu’aux rétributions qui les attendent le Jour de la Résurrection. Autre nom de ce Livre : la Table gardée : اللوح المحفوظ.
Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux- mêmes; et ses épouses sont leurs mères. Les liens de consanguinité ont [dans les successions] la priorité [sur les liens] unissant les croyants [de Médine] et les émigrés [de la Mecque] selon le livre d’Allah, à moins que vous ne fassiez un testament convenable en faveur de vos frères en religion. Et cela est inscrit dans le Livre .
Notes
[731] Ses épouses sont leurs mères: les croyants n’ont pas le droit de les épouser. Priorité: ce verset met fin à l’autorisation accordée aux Mouhajirounes et Ansārs de s’hériter mutuellement. Le livre: La Table bien gardée: Al-Lawḥ-al-Maḥfūẓ.
Les racines des mots du verset 6
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants tant qu’ils ne porteront pas devant toi leurs différends et n’accepteront pas sans rancœur ton jugement, se soumettant entièrement à ta décision.
Versets à la formulation proche
Ils partagent une suite de mots avec ce verset : utile pour bien les distinguer en mémorisant.
Les croyants qui, par la suite, émigreront et lutteront à vos côtés seront également vos frères. Allah a toutefois décrété que les liens de parenté devaient prévaloir sur les liens de fraternité et tout autre lien. Allah, en vérité, a une parfaite connaissance de toute chose.
Il n’est pas de cité impie qui ne soit anéantie avant le Jour de la résurrection ou dont Nous ne châtions les habitants, conformément à ce qui est consigné dans le Livre.