Si, en voyage, vous ne trouvez personne pour mettre la transaction par écrit, qu’un gage soit remis au créancier, à moins que celui-ci ne fasse confiance à son débiteur. Que ce dernier craigne donc Allah, son Seigneur, et ne trahisse pas la confiance placée en lui. Et que nul ne dissimule ce dont il a été témoin. Car, en agissant ainsi, il obéirait à son âme pécheresse. Allah connaît parfaitement vos agissements.
Le verset 283 de la sourate Al-Baqara (2:283), sourate médinoise, se trouve dans le juz 3, à la page 49 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 69 récitateurs.
Écouter le verset 283 de la sourate Al-Baqara
75 voix de 69 récitateurs : choisissez-en une, la récitation se lance dans le lecteur.
Toutes les voix (75)
Tafsir du verset 283
Al-Mukhtasar
Si vous êtes en voyage et que vous ne trouvez pas de scribe pour consigner une dette, il suffit que le débiteur fournisse un gage que le créditeur prend comme garantie et ce gage reste aux mains du créditeur jusqu’à ce que le débiteur s’acquitte de sa dette. Si vous vous faites mutuellement confiance, ni la consignation par écrit, ni les témoins, ni le gage ne sont nécessaires. La dette devient alors un dépôt confié au débiteur, que celui-ci doit restituer au créancier. Le débiteur doit craindre Allah dans l’acquittement de cette dette en n’en reniant aucune part. S’il en nie une part quelconque, les témoins de la transaction doivent témoigner. Dans ce cas, il n’est pas permis aux témoins de se taire et ceux qui se taisent ont des cœurs de pervers. Allah est Connaisseur de ce que vous faites. Rien n’échappe à Sa connaissance et Il vous rétribuera pour vos œuvres.
Ils portent sur les versets 283 à 286 de la sourate Al-Baqara (page 49 du mushaf).
Il est permis au créancier de prendre un gage afin de garantir une dette en cas d’impossibilité de consigner par écrit la transaction.
Il est illicite de taire un témoignage ; les versets soulignent la gravité du péché que commet celui qui cherche à le dissimuler.
Le passage rappelle la perfection de la science d’Allah, qui englobe la connaissance de ce que font Ses créatures, ainsi que Sa capacité à leur faire rendre des comptes pour les actions qu’ils ont accomplies.
On trouve aussi dans ce passage l’affirmation des piliers de la foi et une explicitation de ses fondements.
Cette religion est bâtie sur la facilité, et éloigne autant que possible les sources de gêne et de désagrément. Allah ne charge donc Ses serviteurs que de ce qu’ils sont capables d’assumer et ne leur demande pas de compte à propos de ce qu’ils ne peuvent accomplir.
Autres traductions du verset 283
Et si vous êtes en voyage et que vous ne trouviez pas de scripteur, un gage remis en main propre suffira. Et si vous vous tenez l’un l’autre en confiance, que celui à qui quelque chose a été confié le restitue ; qu’il craigne Allah, son Seigneur. Ne retenez pas102 le témoignage : celui qui le retient a certes péché en son cœur. Et Allah Sait parfaitement ce que vous faites.
Notes
[102] Littéralement : « Ne cachez pas », mais il s’agit ici de ne pas se dérober au devoir de témoigner, lorsqu’on sait la vérité
Mais si vous êtes en voyage et ne trouvez pas de scribe, un gage reçu suffit. S’il y a entre vous une confiance réciproque, que celui à qui on a confié quelque chose la restitue; et qu’il craigne Allah son Seigneur. Et ne cachez pas le témoignage: quiconque le cache a, certes, un cœur pécheur. Allah, de ce que vous faites, est Omniscient.
Les racines des mots du verset 283
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Si vous n’y trouvez personne, n’y entrez pas tant que vous n’y êtes pas autorisés. Et s’il vous est demandé de vous retirer, alors exécutez-vous. Voilà une attitude plus digne. Allah sait parfaitement ce que vous faites.
Vous qui croyez ! Lorsque vous contractez une dette, veillez à la mettre par écrit. Qu’un scribe en consigne pour vous fidèlement les clauses. Nul ne doit refuser de les mettre par écrit conformément à ce qu’Allah lui a enseigné. Qu’il écrive donc sous la dictée du débiteur qui doit craindre Allah, son Seigneur, et ne rien omettre de sa dette. Si le débiteur est légalement incapable, en raison notamment de sa faiblesse d’esprit ou de son âge, ou dans l’incapacité de dicter lui-même, que son tuteur en dicte fidèlement les clauses. Faites pour cela appel à deux témoins parmi les musulmans ou, à défaut de deux hommes, à un homme et deux femmes - parmi ceux dont le témoignage est irrécusable - de sorte que si l’une d’elles oublie, l’autre puisse le lui rappeler. Les témoins ne sont pas autorisés à se récuser lorsqu’ils sont sollicités. Consignez inlassablement vos dettes, quel qu’en soit le montant, dont vous préciserez le terme. Voilà qui, pour Allah, est plus équitable, confère plus d’autorité au témoignage et est plus à même d’écarter les doutes. S’il s’agit d’un marché au comptant, il n’y a aucun mal à ne pas le transcrire. Vous pouvez cependant faire appel à des témoins lors de vos transactions. Qu’il ne soit fait de tort ni à ceux qui mettent la transaction par écrit, ni aux témoins. Leur porter préjudice constituerait une grave désobéissance. Craignez donc Allah qui vous enseigne toute chose utile et auquel rien n’échappe de vos agissements.