Nous leur avons prescrit dans la Torah : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. La loi du talion s’applique également aux blessures. Quiconque, cependant, renonce par charité à demander réparation obtiendra la rémission d’une partie de ses péchés. Ceux qui, dans leurs jugements, n’appliquent pas les lois révélées par Allah, voilà les vrais injustes.
Le verset 45 de la sourate Al-Ma’ida (5:45), sourate médinoise, se trouve dans le juz 6, à la page 115 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 73 récitateurs.
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Tafsir du verset 45
Al-Mukhtasar
Nous avons imposé aux juifs dans la Torah que celui qui tue délibérément une vie sans aucun droit doit être tué, que celui qui crève délibérément l’œil de quelqu’un doit avoir l’œil crevé à son tour, que celui qui ampute délibérément le nez de quelqu’un doit avoir le nez amputé à son tour, que celui qui ampute délibérément l’oreille de quelqu’un doit avoir l’oreille amputée à son tour et que celui qui arrache délibérément la dent de quelqu’un doit avoir une dent arrachée à son tour. Nous leur avons également décrété au sujet des blessures que celui qui en est responsable est puni en recevant une blessure semblable à celle qu’il a causée et que quiconque pardonne volontairement à son agresseur, son pardon expiera ses péchés puisqu’il aura pardonné à celui qui a été injuste envers lui. Ceux qui ne jugent pas selon ce qu’a révélé Allah au sujet du talion et d’autres lois transgressent les limites d’Allah.
Ils portent sur les versets 42 à 45 de la sourate Al-Ma’ida (page 115 du mushaf).
L’énumération de certaines caractéristiques des juifs comme le mensonge, la jouissance de revenus usuriers et leur préférence pour les lois autres que celles de la religion souligne leur égarement et nous met en garde contre ce type de comportement.
Le passage rappelle le principe équitable de la loi du talion en ce qui concerne les atteintes à la vie et à l’intégrité physique des personnes, cette loi ayant été imposée auparavant par Allah aux communautés qui nous ont précédés.
Il précise cependant que le pardon est plus méritoire et qu’une rétribution immense attend celui qui pardonne: cela lui vaut en effet l’expiation de ses péchés.
Ces versets nous mettent en garde contre le fait de juger avec d’autres lois que celles révélées par Allah en ce qui concerne le talion et d’autres sujets.
Autres traductions du verset 45
Nous leur y avons prescrit : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Aux blessures, s’applique la loi du talion. Quiconque, par charité, y renonce (au talion), aura gagné un rachat de ses péchés (kaffâra). Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustes.
Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, et dent pour dent. Les blessures tombent sous la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes.
Notes
[252] Sous la loi du talion: voir S. 2, v. 178.
Les racines des mots du verset 45
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Que ceux qui se réclament de l’Evangile jugent donc selon les enseignements qu’Allah y a révélés. Ceux qui, dans leurs jugements, n’appliquent pas les lois révélées par Allah, voilà ceux qui Lui refusent obéissance.
Nous avons révélé la Torah qui renferme une bonne direction et une lumière. Ce fut d’après ce Livre que les prophètes soumis à la volonté d’Allah rendaient justice aux juifs, de même que les rabbins et les docteurs de la loi qui jugeaient conformément aux Ecritures qui leur furent confiées et dont ils furent longtemps les gardiens. Ne craignez donc pas les hommes, mais craignez-Moi. Ne vendez pas Mes paroles à vil prix. Ceux qui, dans leurs jugements, n’appliquent pas les lois révélées par Allah, voilà les vrais mécréants.
L’homme a droit à deux répudiations. Après chacune d’entre elles, l’épouse peut être reprise de façon convenable ou libérée avec égards. Il n’est pas permis au mari de reprendre quoi que ce soit de la dot qu’il lui a remise, sauf si les deux conjoints craignent, en poursuivant leur vie commune, de ne pouvoir se conformer aux lois d’Allah régissant les droits réciproques des conjoints, auquel cas les époux ne commettent aucun péché si la femme décide de racheter sa liberté. Telles sont les limites fixées par Allah que vous ne devez en aucun cas transgresser. Quiconque transgresse les limites fixées par Allah s’est montré injuste envers lui-même.