Que celui qui n’en a pas les moyens jeûne deux mois consécutifs avant tout rapport conjugal. S’il en est incapable, qu’il nourrisse soixante nécessiteux. Et ce, afin que vous observiez ces prescriptions, témoignant ainsi de votre foi en Allah et en Son Messager. Telles sont les lois d’Allah qui infligera un douloureux châtiment à ceux qui oseront les transgresser.
Le verset 4 de la sourate Al-Moujadalah (58:4), sourate médinoise, se trouve dans le juz 28, à la page 542 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 74 récitateurs.
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Tafsir du verset 4
Al-Mukhtasar
Celui parmi vous qui ne trouve pas d’esclave à affranchir doit jeûner deux mois d'affilée avant d’avoir des rapports intimes avec l’épouse contre qui il a prononcé le ẓihâr. S’il n’a pas la force de jeûner deux mois d'affilée, il doit alors nourrir soixante pauvres. Il vous est ordonné cela afin que vous croyiez que c’est Allah qui vous a ordonnez cela et afin que vous obéissiez. Ces jugements que Nous vous avons prescrits sont les limites qu’Allah a imposées à Ses serviteurs, ne les franchissez donc pas. Quant à ceux qui mécroient aux jugements d’Allah et aux limites qu’Il imposa, ils auront droit à un châtiment douloureux.
Ils portent sur les versets 1 à 6 de la sourate Al-Moujadalah (page 542 du mushaf).
Allah entoure Ses serviteurs faibles de Sa mansuétude puisqu’Il exauce leurs invocations et les secourt.
Une des expressions de la miséricorde d’Allah envers Ses serviteurs est qu’Il leur offre plusieurs manières d’expier le ẓihâr afin que le serviteur sorte de la gêne.
A la fin des versets traitant du ẓihâr, Allah mentionne les mécréants et indique que cette formule compte parmi les œuvres dont ils sont dignes en guise de transition avant d’évoquer certaines situations propres aux mécréants.
Autres traductions du verset 4
Quiconque n’en trouve pas les moyens jeûnera deux mois consécutifs, avant d’avoir le moindre rapport intime avec (sa femme). S’il ne le peut, il devra alors nourrir soixante pauvres. Cela, pour que vous croyiez en Allah et en Son Messager. Telles sont les limites (hudûd) d’Allah, et aux mécréants il est (réservé) un supplice très douloureux.
Mais celui qui n’en trouve pas les moyens doit jeûner alors deux mois consécutifs avant d’avoir aucun contact [conjugal] avec sa femme. Mais s’il ne peut le faire non plus, alors qu’il nourrisse soixante pauvres. Cela, pour que vous croyiez en Allah et en Son Messager. Voilà les limites imposées par Allah. Et les mécréants auront un châtiment douloureux.
Les racines des mots du verset 4
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Il n’appartient aucunement à un croyant de tuer intentionnellement un autre croyant. Quiconque, cependant, tuerait un croyant par erreur devrait affranchir un esclave croyant et verser le prix du sang à ses héritiers, à moins que ceux-ci n’y renoncent par charité. Si la victime est un croyant, mais appartient à un clan ennemi, vous vous contenterez d’affranchir un esclave croyant. Et si celle-ci appartient à un clan auquel vous êtes liés par un pacte, que le prix du sang soit versé à ses héritiers et qu’un esclave croyant soit affranchi. Celui qui n’en trouve pas devra, en expiation de son geste, jeûner deux mois consécutifs. Allah est Omniscient et infiniment Sage.
Quiconque, après avoir prononcé ce type de répudiation, revient sur sa décision devra, à titre d’expiation, affranchir un esclave avant tout rapport conjugal. Voilà ce qui vous est prescrit par Allah qui est parfaitement informé de vos agissements.
Accomplissez pour Allah le grand et le petit pèlerinage. Si vous en êtes empêchés, acquittez-vous d’un sacrifice selon vos moyens. Mais ne vous rasez pas la tête avant que l’offrande ne soit parvenue au lieu de son immolation. Que celui d’entre vous qui, malade ou souffrant d’une affection de la tête, serait contraint de se raser avant le moment prescrit se rachète par un jeûne, une aumône ou le sacrifice d’une bête. Une fois en mesure d’accomplir le pèlerinage, celui qui aura joui d’une vie normale entre le petit et le grand pèlerinage devra s’acquitter d’un sacrifice selon ses moyens. Que celui qui n’en trouve pas les moyens jeûne trois jours durant le pèlerinage et sept lorsqu’il sera de retour, soit dix jours entiers. Cette prescription ne s’applique toutefois qu’au pèlerin dont la famille ne réside pas à proximité de la Mosquée sacrée. Craignez donc Allah et sachez que le châtiment d’Allah est terrible.
Allah ne vous tient pas rigueur de vos serments prononcés à la légère, mais uniquement de ceux prêtés délibérément. Quiconque viole ce type de serment devra, en expiation, nourrir dix nécessiteux de ce dont il nourrit habituellement sa famille ou les vêtir ou encore affranchir un esclave. Que celui qui n’en trouve pas les moyens jeûne trois jours. Telle est la manière d’expier les serments non tenus. Efforcez-vous cependant de respecter vos serments. C’est ainsi qu’Allah vous expose clairement Ses enseignements afin que vous Lui soyez reconnaissants.