السابع عشر: عن سعيد بن عبد العزيز، عن ربيعة بن يزيد، عن أبي إدريس الخولاني، عن أبي ذر جندب بن جنادة، رضي الله عنه، عن النبي صلى الله عليه وسلم فيما يروى عن الله تبارك وتعالى أنه قال: " ياعبادي إني حرمت الظلم على نفسي وجعلته بينكم محرماً فلا تظالموا، يا عبادي كلكم ضال إلا من هديته؛ فاستهدوني أهدكم، يا عبادي كلكم جائع إلا من أطعمته؛ فاستطعموني أطعمكم،يا عبادي كلكم عارٍ إلا من كسوته، فاستكسوني أكسكم، يا عبادي إنكم تخطئون بالليل والنهار وأنا أغفر الذنوب جميعا، فاستغفروني أغفرلكم، ياعبادي إنكم لن تبلغوا ضري فتضروني، ولن تبلغوا نفعي فتنفعوني، يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أتْقَى قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مِنْكُمْ مَا زَادَ ذلِكَ في مُلكي شيئاً . يَا عِبَادي ، لَوْ أنَّ أوَّلَكُمْ وَآخِرَكُمْ وَإِنْسَكُمْ وَجنَّكُمْ كَانُوا عَلَى أفْجَرِ قَلْبِ رَجُلٍ وَاحِدٍ مَا نَقَصَ ذلِكَ من مُلكي شيئاً، يا عبادي لو أن أولكم وآخركم، وإنسكم وجنكم قاموا في صعيد واحد، فسألوني فأعطيت كل إنسان مسألته، ما نقص ذلك مما عندي إلا كما ينقص المخيط إذا أدخل البحر، يا عبادي إنما هي أعمالكم أحصيها لكم، ثم أوفيكم إياها، فمن وجد خيراً فليحمد الله، ومن وجد غير ذلك فلا يلومن إلا نفسه". قال سعيد: كان أبو إدريس إذا حدث بهذا الحديث جثا على ركبتيه. رواه مسلم. (20).
Sa’îd ibn ‘Abd Al-‘Azîz rapporte, d’après Rabî’ah ibn Yazîd, d’après Abou Idrîs Al-Khawlâni, d’après Abou Dharr Joundoub ibn Jounâdah (رضي الله عنه), ces paroles que le Prophète (ﷺ) rapporte d’Allah, béni et exalté soit-Il : «Mes serviteurs ! Je Me suis interdit à Moi-même l’injustice et Je l’ai interdite entre vous, ne soyez donc pas injustes les uns envers les autres. Mes serviteurs ! Vous êtes tous égarés, sauf celui que Je guide. Demandez-Moi donc de vous guider et Je vous guiderai. Mes serviteurs ! Vous êtes tous affamés, sauf celui que Je nourris. Demandez-Moi donc de vous nourrir et Je vous nourrirai. Mes serviteurs ! Vous êtes tous nus, sauf celui que Je vêtis. Demandez-Moi donc de vous vêtir et Je vous vêtirai. Mes serviteurs ! Vous péchez nuit et jour. Or, Je pardonne tous les péchés. Demandez-Moi donc l’absolution et Je vous l’accorderai. Mes serviteurs ! Vous ne sauriez ni Me nuire, ni M’être utiles. Mes serviteurs ! Si du premier au dernier, hommes et djinns, vous aviez tous le cœur du plus pieux d’entre vous, cela n’ajouterait rien à Mon royaume. Mes serviteurs ! Si du premier au dernier, hommes et djinns, vous aviez tous le cœur du plus impie d’entre vous, cela n’enlèverait rien à Mon royaume. Mes serviteurs ! Si du premier au dernier, hommes et djinns, vous vous teniez tous debout sur une même place en prière et que J’exauçai chacun d’entre vous, cela ne réduirait de Mon royaume que ce qu’une aiguille plongée dans la mer peut réduire de sa quantité d’eau. Mes serviteurs ! Seules importent vos œuvres dont Je tiens le compte précis et pour lesquelles Je vous rétribuerai pleinement. Que celui donc qui trouve un bien loue Allah et que celui qui trouve autre chose ne s’en prenne qu’à lui-même. » Selon Sa’îd, Abou Idrîs se mettait à genoux lorsqu’il rapportait ce hadith. [Mouslim]
Il nous a été rapporté que l’imam Ahmad ibn Hanbal, qu’Allah lui fasse miséricorde, a dit : « Il n’y a pas de hadith, parmi ceux rapportés par les gens du Cham, plus noble que celui-ci. »
Rapporté par Muslim (n° 2577a, 2577b). Cité dans Riyad as-Salihin (n° 111).