- باب إجراء أحكام الناس على الظاهر وسرائرهم إلى الله تعالى
Non jugéMuttafaq ‘alayh (Boukhari et Muslim)Riyad as-Salihin 393
وعن أسامة بن زيد، رضي الله عنهما، قال: بعثنا رسول الله صلى الله عليه وسلم، إلى الحرقة من جهينة ، فصبحنا القوم على مياههم، ولحقت أنا ورجل من الأنصار رجلاً منهم، فلما غشيناه قال: لا إله إلا الله ، فكف عنه الأنصاري، وطعنته برمحي حتى قتلته، فلما قدمنا المدينة بلغ ذلك النبي، صلى الله عليه وسلم، فقال لى: " يا أسامة أقتلته بعد ما قال لا إله إلا الله؟! قلت يا رسول الله إنما كان متعوذا فقال ” أقتلته بعد ما قال لا إله إلا الله؟!" فما زال يكررها على حتى تمنيت أني لم أكن أسلمت قبل ذلك اليوم. ((متفق عليه)) .
وفي رواية: فقال رسول الله صلى الله عليه وسلم "أقال : لا إله إلا الله وقتلته؟! قلت: يا رسول الله، إنما قالها خوفاً من السلاح، قال: "أفلا شققت عن قلبه حتى تعلم أقالها أم لا؟!" فما زال يكررها حتى تمنيت أني أسلمت يومئذ.
Ousâmah ibn Zayd (رضي الله عنه) relate ce qui suit : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous envoya en expédition contre le clan des Houraqah de la tribu Jouhaynah que nous avons attaqués au petit matin à proximité de leur point d’eau. Accompagné d’un Ansar, je poursuivis l’un d’entre eux qui, au moment où il fut à notre merci, s’exclama : « Il n’y a de divinité qu’Allah. » L’Ansar décida donc de l’épargner, mais je lui portai un coup de lance mortel. Informé des événements à notre retour, le Prophète (ﷺ) me dit : « Ousâmah ! L’as-tu tué après qu’il eut affirmé qu’il n’y a de divinité qu’Allah ? » Je me justifiai : « Messager d’Allah, il ne l’a dit que pour se sauver. » Il reprit : « L’as-tu tué après qu’il eut affirmé qu’il n’y a de divinité qu’Allah ? » Il ne cessa de répéter ces mots au point que je souhaitai n’être devenu musulman qu’après ce jour. [Al-Boukhâri et Mouslim]
Selon une autre version, il a dit : « L’as-tu tué alors qu’il a affirmé qu’il n’y a de divinité qu’Allah ? » Je répondis : « Messager d’Allah ! Seule la peur de nos armes l’a poussé à dire cela. » Il dit : « As-tu fendu son cœur pour savoir s’il l’a dit sincèrement ou non ? » Il ne cessa de répéter ces mots au point que je souhaitai n’être devenu musulman qu’après ce jour. »
Rapporté par Al-Boukhari (n° 4269, 6872) et Muslim (n° 96b). Cité dans Riyad as-Salihin (n° 393).