De retour auprès de son peuple, Moïse, furieux et accablé de tristesse, dit : « Comme vous avez mal agi en mon absence ! Vouliez-vous donc hâter le terme fixé par votre Seigneur33 ? » Jetant les Tables à terre, il saisit son frère par la tête et le tira vers lui. Aaron s’écria : « Fils de ma mère ! Ces gens ont profité de ma faiblesse, étant même à deux doigts de me tuer. N’offre donc pas à mes ennemis l’occasion de se réjouir de mes malheurs et ne me range pas au nombre des coupables. »
Notes
[33] Pour mon retour, selon nombre d’exégètes, ou : pour que s’exerce sur vous Sa colère, selon d’autres.
Le verset 150 de la sourate Al-A’raf (7:150), sourate mecquoise, se trouve dans le juz 9, à la page 169 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 72 récitateurs.
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Tafsir du verset 150
Al-Mukhtasar
Quand Moïse revint de son rendez-vous avec son Seigneur, et retourna auprès de son peuple, il fut empli de colère et de tristesse lorsqu’il les vit adorer le Veau. Il leur dit: Comme est mauvaise la situation dans laquelle je vous trouve, ô mon peuple. Elle vous mènera à la perdition et à la discorde. M’attendre a-t-il été si long pour que vous vous soyez mis à adorer le Veau? Il jeta ensuite les Tablettes tellement sa colère et sa tristesse étaient grandes puis saisit la tête de son frère Aaron et le tira à lui par la barbe pour être restés avec eux et ne pas les avoir empêché d’adorer le Veau. Aaron dit à Moïse en guide de justification et d’amadouement: Ô fils de ma mère, les gens pensaient que j’étais faible. Ils m’ont humilié et furent sur le point de me tuer. Ne me punis pas d’une façon qui réjouira mes ennemis et ne m’inclus pas, par colère, parmi les injustes de notre peuple qui ont adoré une autre divinité qu’Allah.
Ils portent sur les versets 150 à 155 de la sourate Al-A’raf (page 169 du mushaf).
Il y a dans ces versets la preuve que celui qui commet une erreur d’appréciation malgré la clarté des preuves n’est pas excusé lorsqu’on applique sur lui les jugements adéquats. C’est ce que les juristes appellent l’interprétation distante.
Une des règles de bienséance de l’invocation consiste à commencer par invoquer en faveur de soi-même. En effet, Moïse commença par demander le pardon pour lui-même par politesse envers Allah qui était dans une grande colère, puis demanda le pardon en faveur de son frère pour le manquement ou le laxisme dont il a fait preuve envers les adorateurs du Veau.
Ce passage avertit contre la colère et l’emprise qu’elle a sur la raison de l’individu. C’est pourquoi Allah dit que la colère s’est tue pour signifier qu’elle s’est calmée, donnant ainsi l’impression que la colère parle pour ordonner et défendre.
Il est nécessaire de se prémunir contre la colère d’Allah et redouter Son pouvoir de nuire. Vois donc quelle était la valeur de Moïse auprès de son Seigneur et malgré cela, vois à quel point Moïse redoutait la colère de son Seigneur.
Autres traductions du verset 150
Puis quand Moïse fut revenu auprès de son peuple, il dit, furieux et déçu : « Combien mauvaise fut votre conduite en mon absence ! Vouliez-vous donc hâter le commandement de votre Seigneur ? » Et il jeta (à terre) les Tables, prit son frère par la tête et le tira vers lui. « Fils de ma mère, dit Aaron, les gens m’ont trouvé bien faible et ont failli me tuer ; ne va donc pas faire le bonheur des ennemis (en me traitant ainsi) et ne me mets pas avec les gens injustes. »
Et lorsque Moïse retourna à son peuple, énervé, attristé, il dit : “Vous avez très mal agi pendant mon absence! Avez-vous voulu hâter le commandement de votre Seigneur ?” Il jeta les Tables et prit la tête de son frère, en la tirant à lui : “Ô fils de ma mère, (dit Aaron), le peuple m’a traité en faible, et peu s’en est fallu qu’ils ne me tuent. Ne fais donc pas que les ennemis se réjouissent à mes dépens, et ne m’assigne pas la compagnie des gens injustes !”
Notes
[331] Hâter le commandement: hâter mon retour qui ne dépendait que du commandement d’Allah.
Les racines des mots du verset 150
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
De retour auprès des siens, Moïse, furieux et affligé, dit : « Mon peuple ! Votre Seigneur ne vous a-t-Il pas fait une belle promesse ? Avez-vous été incapables d’attendre qu’elle s’accomplisse ? Ou vouliez-vous plutôt, en violant votre engagement envers moi, subir la colère de votre Seigneur ? »