Moïse adressa un jour ces paroles à son serviteur : « Je n’aurai de cesse de progresser tant que je n’aurai pas atteint le lieu où se rejoignent les deux mers, dussé-je voyager de longues années. »
Le verset 60 de la sourate Al-Kahf (18:60), sourate mecquoise, se trouve dans le juz 15, à la page 300 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 73 récitateurs.
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Tafsir du verset 60
Al-Mukhtasar
Ô Messager, rappelle-toi lorsque Moïse dit à son serviteur Yûcha’ ibn Nûn: Je ne cesserai de marcher jusqu’à ce que j’atteigne le confluent des deux mers ou que je rencontre le pieux serviteur de qui j’apprendrai des choses.
Ils portent sur les versets 54 à 61 de la sourate Al-Kahf (page 300 du mushaf).
Ce passage pointe l’éminence, la majesté et la généralité du Coran puisqu’il contient toute voie menant aux connaissances bénéfiques et au bonheur éternel ainsi que toute voie qui préserve du mal.
L’une des expressions de la sagesse et de la miséricorde d’Allah est qu’il rend accessible le vrai aux polémistes adeptes du faux par l’intermédiaire du faux précisément. Ce fait constitue l’une des plus grandes causes de l’apparition manifeste de la vérité et de la preuve de l’invalidité du faux.
Les versets contiennent une menace adressée à ceux qui délaissent la vérité après l’avoir identifiée: ils risquent qu’un obstacle s’interpose entre eux et la vérité et qu’ils ne puissent plus par la suite y accéder. Ceci dissuade ainsi grandement d’adopter une telle attitude.
Il est méritoire d’acquérir la science, de voyager afin d’étudier et de saisir l’occasion de rencontrer les gens de qualité et les savants même si on doit pour cela parcourir de longues distances.
Le mot ħûtun/`al-ħûtu peut désigner un grand ou un petit poisson. Le mot usuel samakun/`as-samaku pour désigner un poisson n’apparaît pas dans le Coran. On retrouve plutôt les mots ħûtun/`al-ħûtu ou nûnun/`an-nûnu ou alors laħmun ṭariyyun/`al-laħmu ṭṭariyyu (une chair tendre/la chair tendre).
Autres traductions du verset 60
(Souviens-toi aussi) quand Moïse dit à son servant : « Je ne m’arrêterais (de marcher) qu’une fois arrivé au confluent des deux mers, même si je devais continuer (à le faire) pendant de longues années. »
(Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet : "Je n’arrêterai pas avant d’avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années."
Les racines des mots du verset 60
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à Jibrîl : « Qu’est ce qui t'empêche de nous rendre visite plus souvent que tu ne le fais ? » Le verset suivant fût alors révélé : {( Nous (Anges) ne descendons que sur ordre de ton Seigneur. A…
Si Allah devait punir dès à présent les hommes pour leurs agissements, Il ne laisserait aucun être vivant à la surface de la terre. Mais Il leur accorde un sursis jusqu’à un terme déjà fixé. Lorsque leur terme viendra, Il jugera Ses serviteurs avec la plus grande clairvoyance.
Oubliant le supplice exemplaire infligé aux peuples du passé, ils te pressent par défi de hâter le châtiment dont ils sont menacés, alors qu’ils feraient mieux de demander à en être préservés. Car, si ton Seigneur est toute clémence envers les hommes, malgré leurs iniquités, Il est aussi terrible lorsqu’Il décide de châtier.