Ce Jour-là, Allah dira : « Jésus, fils de Marie ! Souviens-toi de Mes grâces envers toi et envers ta mère. Je t’ai assisté de l’Esprit Saint, te permettant de t’adresser aux hommes dès le berceau et de prêcher la bonne parole à l’âge mûr. Je t’ai enseigné l’Ecriture, la Sagesse, la Torah et l’Evangile. Tu formais, à partir d’argile, un corps d’oiseau dans lequel tu soufflais, si bien que, par Ma volonté, il devenait un véritable oiseau. Par Ma volonté toujours, tu guérissais l’aveugle-né et le lépreux. Par Ma volonté encore, tu ressuscitais les morts. Souviens-toi aussi que Je t’ai mis à l’abri de la malveillance des fils d’Israël devant lesquels tu as produit des miracles éclatants que les impies parmi eux ont accueillis en disant : “Ce n’est là, de toute évidence, que pure magie !”
Le verset 110 de la sourate Al-Ma’ida (5:110), sourate médinoise, se trouve dans le juz 7, à la page 126 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 73 récitateurs.
Écouter le verset 110 de la sourate Al-Ma’ida
79 voix de 73 récitateurs : choisissez-en une, la récitation se lance dans le lecteur.
Toutes les voix (79)
Tafsir du verset 110
Al-Mukhtasar
Rappelle-toi qu’Allah s’adressera à Jésus en disant:
Ô Jésus fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait à ton égard lorsque Je t’ai créé sans géniteur. Rappelle-toi Mon bienfait à l’égard de ta mère Marie lorsque Je l’ai choisie parmi les femmes de son époque. Rappelle-toi le bienfait que Je t’ai accordé lorsque je t’ai raffermi par Gabriel, que tu appelais les gens à adorer Allah alors que tu étais encore un nourrisson et que tu leur prêchais à ton âge adulte ce que Je t’ai envoyé prêcher. Parmi les bienfaits que Je t’ai accordés, il y a l’écriture que Je t’ai apprise, la Torah que J’ai révélée à Moïse, l’Evangile que Je t’ai révélé ainsi que les mystères, les enseignements et les sagesses de la religion. Parmi les bienfaits que Je t’ai accordés, il y a le fait que tu formes avec de l’argile une forme d’oiseau puis tu souffles dedans et alors la forme en argile se mue en oiseau vivant. Tu guéris aussi celui qui est né aveugle de sa cécité, tu guéris le lépreux dont la peau devient alors saine et tu fais revivre les morts en invoquant Allah de les ressusciter. Tu accomplis tout cela avec Ma permission. Parmi les bienfaits que Je t’ai accordés, J’ai repoussé de toi les enfants d’Israël lorsqu’ils se résolurent à te tuer après que tu leur aies apporté des miracles évidents mais leur seule réponse fut d’y mécroire et de dire: Ce que nous a apporté Jésus n’est que sorcellerie manifeste.
Ils portent sur les versets 109 à 113 de la sourate Al-Ma’ida (page 126 du mushaf).
Ce passage rappelle qu’Allah rassemblera tous les hommes, les plus éminents comme les plus vils, le Jour de la Résurrection.
Il évoque aussi la nature humaine de Jésus, ainsi que les miracles qu’il accomplissait, comme le fait de faire revivre les morts ou de guérir l’aveugle né et le lépreux.
Il explique enfin que les miracles des prophètes visent à raffermir leurs disciples et à réduire leurs opposants au silence ; que ces miracles ne proviennent pas d’eux mais qu’ils sont accomplis avec la permission d’Allah.
Autres traductions du verset 110
Allah dira : « Ô Jésus, fils de Marie, souviens-toi de Ma grâce (cette grâce) dont Je t’ai comblé et ai comblé ta mère, lorsque Je t’ai appuyé par le Saint-Esprit. Depuis le berceau, tu parlais aux hommes ainsi qu’à l’âge adulte. Je t’ai enseigné l’Écriture, la Sagesse, la Torah et l’Évangile. Alors, tu façonnais d’argile comme une forme d’oiseau, puis tu soufflais dedans et elle devenait oiseau par Ma permission ; tu guérissais l’aveugle-né et le lépreux, par Ma permission. Et toujours par Ma permission, tu faisais revivre les morts. (Souviens-toi aussi) quand J’ai empêché les Enfants d’Israël de t’inquiéter davantage, cependant que tu leur apportais les preuves évidentes et que les mécréants parmi eux disaient: « C’est manifestement de la magie pure ! »
Et quand Allah dira : "Ô Jésus, fils de Marie ! Rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t’enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l’Évangile ! Tu fabriquais de l’argile comme une forme d’oiseau par Ma permission; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau. Et tu guérissais par Ma permission, l’aveugle- né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d’Israël pendant que tu leur apportais les preuves ( évidentes). Mais ceux d’entre eux qui ne croyaient pas dirent : "Ceci n’est que de la magie évidente !"
Les racines des mots du verset 110
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Nous avons inspiré à la mère de Moïse : « Allaite ton nouveau-né. Si tu crains pour sa vie, dépose-le à la surface du Nil, sans avoir peur et sans t’affliger, car Nous allons te le rendre et en faire l’un de Nos Messagers. »
Quand bien même nous ferions descendre sur toi un livre écrit sur des parchemins qu’ils pourraient toucher de leurs mains, les païens diraient encore : « Ce n’est là, de toute évidence, que pure magie. »