Vous qui croyez ! Ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en état de sacralisation. Quiconque tuera de façon délibérée un gibier devra expier son geste par l’immolation d’une bête39 équivalente - selon le jugement de deux musulmans intègres - qui sera sacrifiée dans le territoire sacré40, ou se racheter en offrant aux pauvres sa valeur en nourriture ou en jeûnant un nombre équivalent de jours41. Le coupable goûtera ainsi aux conséquences de son geste. Allah vous pardonne cependant vos agissements passés. Quant à celui qui oserait récidiver, Allah se vengera de lui. Allah est Tout-Puissant et parfaitement en mesure de se venger.
Notes
[39] Parmi les bovins, les caprins, les ovins ou les chameaux.
[40] De la Mecque et sa viande distribuée à ses pauvres.
[41] Si par exemple il tue une gazelle, il devra immoler un mouton ou une chèvre. S’il n’en a pas les moyens, il lui faudra nourrir six pauvres, et s’il ne le peut pas, jeûner trois jours. S’il tue un cerf ou un gibier similaire, il devra immoler une vache, nourrir vingt pauvres ou jeûner vingt jours (Voir Tafsîr ibn Kathîr).
Le verset 95 de la sourate Al-Ma’ida (5:95), sourate médinoise, se trouve dans le juz 7, à la page 123 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 73 récitateurs.
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Tafsir du verset 95
Al-Mukhtasar
Ô vous qui croyez, ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en état de sacralisation lors du Petit ou du Grand Pèlerinage ; celui parmi vous qui en tue délibérément est tenu de compenser par le sacrifice d’un camelin, d’un bovin, d’un ovin ou d’un caprin équivalent au gibier tué. Deux hommes connus parmi les musulmans pour leur équité devront déterminer cettte équivalence. L’expiation ainsi fixée doit être exécutée de la même façon que le sacrifice d’une offrande: il faut envoyer la bête à la Mecque afin qu’elle soit sacrifiée dans le Sanctuaire ou à défaut donner la valeur de la bête en nourriture aux pauvres du Sanctuaire, à raison d’un demi ṣâ’ pour chaque pauvre, ou jeûner un jour pour chaque demi ṣâ’ de nourriture.
Cette punition a pour finalité que l’auteur de la transgression prenne conscience de la gravité de son acte.
Allah ne tient pas compte de ce qui s’est passé avant que la pratique ne soit déclarée illicite. Cependant, celui qui commet ce péché désormais s’expose au châtiment divin. Allah est Fort et Puissant et l’une des expressions de Sa Puissance est qu’Il peut se venger de celui qui Lui désobéit s’Il le veut et que rien ne s’opposera à Sa décision.
Ils portent sur les versets 91 à 95 de la sourate Al-Ma’ida (page 123 du mushaf).
On n’encourt aucun blâme à accomplir un acte qui n’a pas été déclaré illicite ou dont on ignore l’illicéité.
Le passage rappelle qu’il est illicite de chasser pour celui qui est en état de sacralisation lors d’un Petit ou d’un Grand Pèlerinage ; il détaille l’expiation due pour le gibier tué.
L’illicéité de la chasse constitue une mise à l’épreuve et permet de distinguer ceux qui obéissent de ceux qui n’obéissent pas. Pour sa part, l’expiation a un caractère nettement dissuasif.
Autres traductions du verset 95
Ô vous qui avez cru ! Ne tuez pas le gibier quand vous êtes en état de sacralisation (ihrâm). Quiconque parmi vous en aura tué devra se racheter en faisant parvenir, comme offrande à la Kaâba, une tête de bétail de valeur analogue à la bête qu’il a tuée. Deux hommes équitables en jugeront. L’expiation peut aussi consister à nourrir des pauvres ou à observer un jeûne correspondant. Ainsi, le coupable pourra goûter aux conséquences (honteuses) de son action. Allah, cependant, a pardonné (les transgressions) qui relèvent du passé. Mais celui qui récidive, Allah se vengera de lui, car Allah est Tout-Puissant et Il a fait Sienne la Vengeance.
Ô les croyants ! Ne tuez pas de gibier pendant que vous êtes en état de sacralisation (Iḥrâm) . Quiconque parmi vous en tue délibérément, qu’il compense alors, soit par quelque bête de troupeau, semblable à ce qu’il a tué, d’après le jugement de deux personnes intègres parmi vous, et cela en offrande qu’il fera parvenir à (destination des pauvres de) la Ka’bah, ou bien par une expiation, en nourrissant des pauvres, ou par l’équivalent en jeûne. Cela afin qu’il goûte à la mauvaise conséquence de son acte. Allah a pardonné ce qui est passé; mais quiconque récidive, alors Allah sévira contre lui. Et Allah est Puissant et Détenteur du pouvoir de sévir.
Notes
[264] Iḥram: Cf. p. 106, note 3. Equivalent en jeûne: à ce sujet, consulter les livres de jurisprudence islamique.
Les racines des mots du verset 95
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Aṣ-Ṣaʽb ibn Juthâmah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai offert au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) un onagre, mais il le refusa. En voyant l’expression de mon visage, il a dit : " Nous ne te le refusons que parce que nous sommes en état de sacralisation. " »
Vous qui croyez ! Ne dites pas : « Prête-nous l’oreille », mais plutôt : « Regarde-nous. » Montrez-vous obéissants. Les mécréants sont voués à un douloureux châtiment.