Vous qui croyez ! Qu’avez-vous à traîner les pieds lorsque vous êtes appelés à vous lancer au combat pour défendre la cause d’Allah. Etes-vous satisfaits de cette vie au point de la préférer à la vie éternelle ? Les plaisirs terrestres sont pourtant insignifiants par rapport aux délices de l’au-delà.
Le verset 38 de la sourate At-Tawbah (9:38), sourate médinoise, se trouve dans le juz 10, à la page 193 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 72 récitateurs.
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Tafsir du verset 38
Al-Mukhtasar
Ô vous qui croyez en Allah et en Son Messager et mettez en pratique ce qu’Il vous a prescrit, qu’avez-vous à traîner les pieds et à préférer rester chez vous, lorsqu’on vous appelle à lutter pour la cause d’Allah et à combattre votre ennemi? Vous satisfaisez-vous de la jouissance éphémère de ce bas monde et ses plaisirs temporaires? Les préférez-vous aux délices éternels de l’au-delà qu’Allah a promis à ceux qui combattront pour Sa cause? Comparée à l’au-delà, la jouissance de ce bas monde est certes insignifiante. Comment quelqu’un de raisonnable peut-il préférer ce qui est insignifiant à ce qui est infini?
Ils portent sur les versets 37 à 40 de la sourate At-Tawbah (page 193 du mushaf).
La fidélité à des habitudes contraires à la religion qui ne sont jamais remises en cause finit par les rendre acceptables et il se peut même qu’on finisse par croire que ce sont de bonnes habitudes.
Ne pas répondre quand on appelle au combat est un des péchés les plus graves pour lequel on encourt la punition la plus sévère, en raison des grands préjudices qu’il provoque.
L’apaisement que le serviteur éprouve dans l’adversité, dans la terreur ou quand il perd pied est un bienfait d’Allah. L’apaisement est fonction de la connaissance que le serviteur a de son Seigneur, de la confiance qu’il a en Sa promesse véridique et de l’intensité de sa foi et de son courage.
La tristesse peut être ressentie par les serviteurs d’Allah qui Lui sont les plus proches et les plus véridique, particulièrement lorsqu’ils redoutent de ne pouvoir faire privilégier l’intérêt général.
Autres traductions du verset 38
Ô vous qui avez cru ! Qu’avez-vous donc à ne vous mouvoir qu’avec lenteur (comme si vous étiez rivés à terre) à chaque fois qu’il vous est dit : « Accourez vers le chemin d’Allah » ? Vous êtes-vous donc contentés de la vie en ce bas monde plutôt que celle de l’autre monde ? Les plaisirs de la vie ici-bas ne sont pourtant que bien peu (de chose) comparés à ceux de l’au-delà.
Ô vous qui croyez ! Qu’avez-vous ? Lorsque l’on vous a dit : "Élancez-vous dans le sentier d’Allah !" Vous êtes-vous appesantis sur la terre. La vie présente vous agrée-t-elle plus que l’au-delà ? - Or, la jouissance de la vie présente ne sera que peu de chose, comparée à l’au-delà !
Les racines des mots du verset 38
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Allah dispense Ses faveurs à qui Il veut, comblant certaines de Ses créatures, accordant aux autres avec mesure. Or, les impies jouissent avec insolence de cette vie sans savoir que les plaisirs éphémères de ce bas monde représentent bien peu de chose par rapport à ceux, éternels, de l’au-delà.