Nul n’aura à supporter la faute d’un autre. Et si un être chargé de péchés demande à être soulagé d’une partie de ses méfaits, il ne trouvera personne, pas même un proche parent, pour alléger son fardeau. Seuls entendent tes avertissements ceux qui, loin des regards, craignent leur Seigneur et accomplissent la prière. Quiconque se préserve du péché le fait dans son seul intérêt. C’est ensuite à Allah que les hommes feront retour.
Le verset 18 de la sourate Fater (35:18), sourate mecquoise, se trouve dans le juz 22, à la page 436 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 74 récitateurs.
Écouter le verset 18 de la sourate Fater
80 voix de 74 récitateurs : choisissez-en une, la récitation se lance dans le lecteur.
Toutes les voix (80)
Tafsir du verset 18
Al-Mukhtasar
Une âme pécheresse ne porte pas le péché d’une autre âme pécheresse: toute âme porte plutôt la charge des péchés qu’elle a elle-même commis.
Si une âme surchargé de péchés demandait à ce qu’on les porte à sa place, personne ne les porterait, pas même quelqu’un de proche.
Ô Messager, tu ne menaces du châtiment d’Allah que ceux qui craignent leur Seigneur, bien qu’ils ne Le voient pas, et accomplissent la prière de la manière la plus complète.
Ce sont eux qui tirent avantage de ta menace et quiconque se purifie des péchés, dont le plus grave est le polythéisme, se purifie pour lui-même car Allah se passe de son obéissance, et c’est vers Allah que l’on retournera le Jour de la Resurrection afin de rendre des comptes et d’être rétribués.
Ils portent sur les versets 12 à 18 de la sourate Fater (page 436 du mushaf).
La mise à disposition de la mer, la succession du jour et de la nuit, et la mise à disposition du soleil et de la lune sont des bienfaits d’Allah accordés aux gens mais comme ceux-ci y sont habitués, ils y sont inattentifs.
Le passage pointe la faiblesse d’esprit des polythéistes qui invoquent des divinités qui n’écoutent pas ni ne comprennent quoi que ce soit.
Avoir besoin d’Allah est une caractéristique humaine qui ne disparaît pas et la richesse est l’attribut de la perfection d’Allah.
Il appartient au serviteur de purifier son âme. S’il le veut, il la préserve et s’il le veut, il la perd.
Autres traductions du verset 18
Nul ne portera le fardeau d’un autre. Si une âme, croulant sous le poids (de ses péchés), appelle pour être aidée à porter sa lourde charge, rien n’en sera porté (par personne), dût-il s’agir d’un proche parent. Tu ne saurais avertir que ceux qui craignent leur Seigneur sans même Le voir et qui accomplissent la Çalât. Quiconque se purifie se purifie pour lui-même, et c’est vers Allah que sera le devenir.
Or, personne ne portera le fardeau de l’autrui. Et si une âme surchargée [de péchés] appelle à l’aide, rien de sa charge ne sera supporté par une autre même si c’est un proche parent. Tu n’avertis en fait, que ceux qui craignent leur Seigneur bien qu’ils ne Le voient pas, et qui accomplissent la prière (As-Salât). Et quiconque se purifie, ne se purifie que pour lui-même, et vers Allah est la destination.
Versets liés au verset 18
Cités par Ibn Kathir dans son explication de ce verset
Ô hommes ! Craignez votre Seigneur et redoutez un jour où le père ne sera d’aucune utilité à son enfant qui ne pourra rien non plus pour son géniteur. La promesse d’Allah s’accomplira inéluctablement. Ne vous laissez donc pas abuser par cette vie et ne vous laissez pas tromper, au sujet du Seigneur, par l’infâme séducteur.
Versets à la formulation proche
Ils partagent une suite de mots avec ce verset : utile pour bien les distinguer en mémorisant.
Quiconque suit le droit chemin, le fait dans son seul intérêt, tandis que celui qui s’en écarte en subira seul les effets. Nul n’aura à supporter le forfait d’un autre. Nous ne saurions, de même, châtier un peuple avant de lui avoir envoyé un Messager.
Dis : « Pourrais-je désirer un autre Maître qu’Allah, Lui qui est le Seigneur de toute chose ? » Quiconque commet un méfait en subira seul les effets. Nul n’aura à supporter le forfait d’un autre. Puis vous retournerez à votre Seigneur qui vous éclairera au sujet de ce qui vous opposait.
Si vous refusez de croire, sachez qu’Allah peut parfaitement se passer de votre foi et qu’Il ne saurait accepter l’impiété de Ses serviteurs. Si, au contraire, vous vous montrez reconnaissants, Il vous en saura gré. Mais nul n’aura à supporter le péché d’un autre. Votre retour se fera ensuite vers votre Seigneur qui vous rappellera vos œuvres, Lui qui connaît si bien le fond de vos pensées.