waqāla yābaniyya lā tadkhulū min bābin wāḥidin wa-ud'khulū min abwābin mutafarriqatin wamā ugh'nī ʿankum mina l-lahi min shayin ini l-ḥuk'mu illā lillahi ʿalayhi tawakkaltu waʿalayhi falyatawakkali l-mutawakilūna
Traduction
Il leur fit cette recommandation : « Mes fils ! Gardez-vous de pénétrer dans la cité où vous vous rendez par une seule et même entrée, mais plutôt par des portes séparées. Mes conseils ne vous seront toutefois d’aucune utilité contre les décrets d’Allah auquel appartient toute décision et auquel je m’en remets entièrement. C’est à Lui, en effet, que doivent s’en remettre ceux qui cherchent un appui sûr. »
Le verset 67 de la sourate Youssef (12:67), sourate mecquoise, se trouve dans le juz 13, à la page 243 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 73 récitateurs.
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Tafsir du verset 67
Al-Mukhtasar
Puis il leur fit la recommandation suivante: N’entrez pas en Egypte ensemble par une seule porte mais entrez plutôt en vous dispersant par plusieurs portes. De la sorte, vous diminuerez les risques d’être tous atteints si on cherchait à vous nuire. Je ne vous dis cependant pas cela afin d’éloigner de vous un mal qu’Allah veut vous infliger ni afin que vous obteniez d’un bienfait dont Allah ne veut pas que vous bénéficiiez car cela ne relève que du Décret d’Allah et de Son ordre. C’est à Lui que je m’en remets dans toutes mes affaires et c’est à Lui Seul que doivent s’en remettre les gens pour toutes leurs affaires.
Ils portent sur les versets 64 à 69 de la sourate Youssef (page 243 du mushaf).
Il y a dans ces versets l’ordre de prendre garde aux personnes qui nous ont trahis par le passé. D’ailleurs, le Prophète affirme cette obligation explicitement lorsqu’il dit: Un croyant ne doit pas se faire piquer deux fois par un insecte sortant du même nid.
Un des moyens de prendre ses précautions consiste à exiger un engagement formel appuyé par des serments. Il est également permis de demander à celui qui n’inspire pas confiance de faire le serment de préserver le dépôt qu’on lui a confié.
Il est permis à celui qui demande ce serment d’excepter certaines choses qu’il considère ne pouvant être accomplies par celui qui va prêter serment.
L’une des manières de recourir aux causes consiste à se prémunir des dangers.
Autres traductions du verset 67
Puis il dit encore : « Mes fils ! N’entrez pas par une seule porte, entrez par des portes différentes, (même si) je ne puis vous être d’aucun secours contre le verdict d’Allah. Le Jugement appartient à Allah (Seul). C’est à Lui Seul que je m’en remets, et c’est à Lui Seul que doivent s’en remettre ceux qui cherchent à qui s’en remettre. »
Et il dit : “Ô mes fils ! N’entrez pas par une seule porte, mais entrez par portes séparées. Et je ne peux cependant vous être d’aucune utilité contre les desseins d’Allah. La décision n’appartient qu’à Allah. En Lui je place ma confiance. Et que ceux qui placent leur confiance la place en Lui.”
Versets liés au verset 67
Versets à la formulation proche
Ils partagent une suite de mots avec ce verset : utile pour bien les distinguer en mémorisant.
« Si, reconnaîtront-ils, un prophète est bien venu nous avertir, mais nous l’avons traité d’imposteur, affirmant qu’il était profondément égaré et qu’Allah n’avait jamais rien révélé. »
Dis : « Je me fonde sur des preuves certaines de mon Seigneur que pourtant vous rejetez. Je n’ai pas le pouvoir de précipiter le châtiment que vous voulez hâter. Ce dernier dépend uniquement d’Allah, le plus équitable des juges, qui énonce la vérité et saura juger Ses serviteurs en toute équité. »
Vous n’adorez, en dehors d’Allah, que des noms sans aucune réalité que vous et vos ancêtres avez inventés sans vous fonder sur la moindre preuve révélée par Lui. Il n’est d’autorité que celle d’Allah qui vous a ordonné de Lui vouer un culte exclusif et sincère. Telle est la vraie religion, mais la plupart des hommes l’ignorent.
Leur entrée dans la ville, conformément aux recommandations de leur père, ne pouvait en rien les soustraire au décret d’Allah. Il s’agissait seulement d’une précaution que Jacob ressentit le besoin de prendre. Il savait parfaitement, comme Nous le lui avons enseigné, que rien ne peut modifier Nos arrêts, ce que la plupart des hommes ignorent.
Vous avez un bel exemple en Abraham et en ses compagnons, lorsqu’ils dirent aux leurs : « Nous vous désavouons et vous renions, vous et les fausses divinités que vous adorez en dehors d’Allah. Inimitié et haine sont à jamais déclarées entre nous tant que vous ne croirez pas en Allah seul. » Exception faite de ces paroles adressées par Abraham à son père : « Je ne manquerai pas d’implorer le pardon d’Allah en ta faveur, bien que je ne puisse rien pour toi contre le châtiment d’Allah. » Abraham et ses compagnons implorèrent : « C’est à Toi, Seigneur, que nous nous en remettons, que nous revenons repentants et que nous retournerons !