حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، سَمِعَ ابْنُ الْمُنْكَدِرِ، جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم "
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Si l’argent du Bahreïn était arrivé, je te donnerais tant, tant et tant [en indiquant la quantité à l’aide de ses mains à trois reprises]. » Or, l’argent du Bahreïn n’arriva qu’après le décès du Prophète (sur lui la paix et le salut). Mais lorsque l’argent du Bahreïn arriva, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) déclara : « Quiconque a une promesse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ou envers qui ce dernier a une dette, qu’il vienne à nous ! » Je vins alors à lui et je lui ai dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a promis ceci et cela ! » Il puisa alors pour moi, à l’aide de ses mains, de l’argent que je comptai. Il y avait là cinq cents [dinars]. Puis il me dit : « Prends encore deux fois la même quantité ! »
Rapporté par Al-Boukhari (n° 4383, 2296, 2598, 3137, 3164), Muslim (n° 2314a) et Ahmad (n° 13782).
Dans ce hadith, Jâbir ibn ‘Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous informe que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait promis que si l’argent du Bahreïn était arrivé, il lui en aurait donné une part abondante. Mais l’argent du Bahreïn n’est arrivé qu'après le décès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), lors du califat d’Abû Bakr (qu’Allah l’agrée), qui dit alors : « Quiconque a une promesse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ou envers qui ce dernier a une dette, qu’il vienne à nous ! » Une promesse signifie soit ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a effectivement promis ou une dette. Il se peut en effet que le Messager (sur lui la paix et le salut) ait acheté quelque chose à quelqu’un et ait donc, de ce fait, contracté une dette ou encore qu'il ait promis quelque chose à autrui. Ainsi, Jâbir (qu’Allah l’agrée) est venu à Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et a dit : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m’a promis : « Si l’argent [le tribut] du Bahreïn était arrivé, je te donnerais tant, tant et tant [en indiquant la quantité à l’aide de ses mains à trois reprises]. » Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) lui dit : « Prends ! » Il prit alors, à l’aide de ses mains, de l’argent et il le compta, il y avait cinq cents [dinars]. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) dit : « Prends encore deux fois la même quantité ! » Parce que le Messager (sur lui la paix et le salut) avait dit : « … tant, tant et tant ! », trois fois. Ainsi, Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) lui a donné ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui avait promis.
Explication en arabe
يخبر جابر بن عبد الله رضي الله عنهما في هذا الحديث أن النبي صلى الله عليه وسلم وعده إن جاء مال البحرين أن يعطيه منه نصيبًا وافرًا، فجاء مال البحرين في خلافة أبي بكر بعد أن توفي الرسول -عليه الصلاة والسلام- فقال رضي الله عنه : "من كان له عند رسول الله صلى الله عليه وسلم عِدَة أو دين فليأت"، عدة: يعني وعد أو دين على الرسول -عليه الصلاة والسلام-؛ لأنه ربما يكون الرسول اشترى من أحد شيئا فلزمه دين، أو وعد أحدا شيئا، فجاء جابر رضي الله عنه إلى أبي بكر رضي الله عنه ، وقال: إن النبي صلى الله عليه وسلم قال: "لو جاء مال البحرين لأعطيتك هكذا وهكذا وهكذا"، فقال: خذ فأخذ بيديه من المال، فعدها فإذا هي خمسمائة، فقال أبو بكر: "خذ مثيلها"؛ لأن الرسول قال هكذا وهكذا وهكذا ثلاث مرات، فأعطاه أبو بكر رضي الله عنه العدة التي وعده إياها رسول الله صلى الله عليه وسلم .
استحباب الوفاء بما وعد به رسول الله -صلى الله عليه وسلم- وإنفاذ عهده.
فضيلة أبي بكر -رضي الله عنه- كما في مبادرته إلى إنفاذ وعد رسول الله -صلى الله عليه وسلم-.
جواز تخصيص بعض المسلمين بشيء من بيت المال؛ لأن النبي -صلى الله عليه وسلم- خصص جابرا، ولكن بشرط ألا يكون ذلك لمجرد الهوى بل للمصلحة العامة أو الخاصة.
كرم النبي -صلى الله عليه وسلم- حيث يحثو المال حثيا ولا يعده عدا.
أن النبي -صلى الله عليه وسلم- لا يعلم الغيب؛ لأنه وعد وتوفي قبل أن يفي بالوعد؛ لأن المال لم يأت.
أن خبر الواحد حجة بنفسه، ولذلك بادر الصديق إلى إعطاء جابر اعتمادًا على خبره وتصديقًا له.
قبول دعوى المدعى إذا لم يكن له منازع يرد دعواه، وكان هذا المدعى ثقة.