wa-ittakhadha qawmu mūsā min baʿdihi min ḥuliyyihim ʿij'lan jasadan lahu khuwārun alam yaraw annahu lā yukallimuhum walā yahdīhim sabīlan ittakhadhūhu wakānū ẓālimīna
Traduction
Après le départ de Moïse, les Hébreux façonnèrent, à partir de leurs bijoux, un veau, un corps sans vie faisant entendre comme un mugissement. Ne s’étaient-ils pas aperçus qu’il ne pouvait ni leur adresser la parole, ni leur indiquer la voie à suivre ? Ils lui vouèrent pourtant un culte coupable.
Le verset 148 de la sourate Al-A’raf (7:148), sourate mecquoise, se trouve dans le juz 9, à la page 168 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 72 récitateurs.
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Tafsir du verset 148
Al-Mukhtasar
Pendant que Moïse était au rendez-vous de son Seigneur, son peuple façonna avec l’or de ses bijoux une statue de veau qui n’avait pas d’âme mais qui émettait un son. Ne savaient-ils pas que ce veau ne leur parlerait pas, ne leur indiquerait aucune voie menant à un bien concret ou spirituel, ne leur serait d’aucune utilité ni ne repousserait d’eux un mal? Ils en firent une divinité et l’adorèrent. Ce faisant, ils commirent une injustice contre eux-mêmes.
Ils portent sur les versets 144 à 149 de la sourate Al-A’raf (page 168 du mushaf).
Le serviteur est tenu d’exposer la bienfaisance et la grâce qu’il bénéficie d’Allah. En effet, la reconnaissance va de pair avec un surplus de bienfaisance et de grâce.
Le serviteur est tenu de prononcer les meilleures paroles lorsqu’il parle et d’accomplir les meilleurs actes lorsqu’il agit.
Il est obligatoire de recevoir la Législation avec fermeté, sérieux et détermination à obéir, à mettre à exécution la réforme et l’amendement qu’elle contient et à empêcher la corruption de se répandre.
Lorsqu’il commet une faute ou qu’il se rend coupable d’un manquement à l’égard de son Seigneur, le serviteur se doit de reconnaître son tort, d’admettre qu’il n’a aucun refuge en dehors d’Allah et que Lui seul peut lui pardonner sa faute.
Autres traductions du verset 148
Le peuple de Moïse, pendant son absence, prit (pour objet d’adoration) un veau (modelé à partir) de leurs ornements et qui produisait comme un mugissement. Ne voyaient-ils donc pas qu’il ne pouvait ni leur parler ni les guider vers aucune voie ? Ils le prirent (pour divinité) et furent vraiment injustes.
Et le peuple de Moïse adopta après lui un veau, fait de leurs parures: un corps qui semblait mugir. N’ont-ils pas vu qu’il ne leur parlait point et qu’il ne les guidait sur aucun chemin? Ils l’adoptèrent [comme divinité], et ils étaient des injustes.
Notes
[330] Après lui: pendant son absence. Un veau: comme divinité. Semblait mugir: le veau émettait un son qui ressemblait au mugissement du bœuf.
Les racines des mots du verset 148
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
De même qu’ils n’ont pas cru à Nos premiers signes, ils ne croiront pas à ceux-ci dont Nous détournerons leurs cœurs et leurs yeux, les laissant s’enfoncer aveuglément dans l’impiété.
Moïse dit un jour à son peuple : « Mon peuple ! Pourquoi me causer du tort alors que vous savez très bien que je suis le Messager qu’Allah vous a envoyé ? » Mais puisqu’ils se sont détournés de la vérité, Allah a détourné leurs cœurs. Allah ne saurait guider ceux qui Lui refusent obéissance.
Ce dernier avait façonné pour eux un veau, un corps sans vie émettant comme un mugissement. Certains Hébreux s’étaient alors exclamés : « Voici notre Dieu et le Dieu de Moïse qu’il a laissé ici ! » …