L’aumône légale est réservée aux pauvres, aux nécessiteux, à ceux chargés de la collecter, à ceux dont les cœurs sont à gagner29, à l’affranchissement des esclaves et au rachat des captifs, aux musulmans incapables de rembourser leurs dettes, à ceux qui luttent pour la cause d’Allah et aux voyageurs démunis. Voilà ce qu’Allah, Omniscient et infiniment Sage, vous impose.
Notes
[29] Ceux auxquels l’aumône est accordée afin de les amener à embrasser l’islam, à devenir de bons musulmans ou encore afin d’inciter leurs semblables à se convertir (Tafsîr ibn Kathîr).
Le verset 60 de la sourate At-Tawbah (9:60), sourate médinoise, se trouve dans le juz 10, à la page 196 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 72 récitateurs.
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Tafsir du verset 60
Al-Mukhtasar
Les aumônes obligatoires doivent être versées aux pauvres. Ceux-ci comprennent les nécessiteux qui ne sont pas faciles à identifier. Ils perçoivent le revenu d’un métier ou d’une activité mais qui ne leur suffit pas. Ils comprennent aussi les indigents qui, eux, sont faciles à identifier par leur état ou leurs complaintes puisqu’ils ne possèdent quasiment rien. Les autres bénéficiaires sont: les percepteurs de l’aumône missionnés par le gouverneur, les mécréants qu’on désire rapprocher de l’Islam, les musulmans fraîchement convertis dont la foi vacille et les mécréants dont on veut repousser le mal. Elle peut être également versée afin d’acheter la liberté d’esclaves, de rembourser la dette de débiteurs dans la gêne si leurs dettes ne sont pas abusives et ne sont pas liées à des actes de désobéissance, d’équiper des combattants qui vont combattre pour la cause d’Allah, ou de venir en aide au voyageur en détresse… La délimitation de ces catégories d’ayant-droits est une obligation dictée par Allah. Allah connaît le mieux les intérêts de Ses serviteurs et Il est Sage dans Sa gestion et Sa religion.
Ils portent sur les versets 55 à 61 de la sourate At-Tawbah (page 196 du mushaf).
Les richesses et les enfants peuvent être la cause d’un châtiment dans ce bas monde ou dans l’au-delà. Le serviteur doit donc se comporter à leur égard de la manière qui satisfait son Seigneur afin qu’il accède au salut.
Le partage de l’aumône est laissé à l’appréciation des détenteurs de l’autorité qui déterminent les montants des parts selon la nécessité de chaque catégorie et la disponibilité des biens à distribuer.
Porter préjudice au Prophète en ce qui a trait à son Message est de la mécréance et requiert un châtiment sévère.
Il convient au serviteur de n’écouter que ce qui est bien et non ce qui est mal. Il doit écouter ce qui participe à la droiture et au bien et se détourner et dédaigner écouter ce qui participe au mal et à la corruption.
Autres traductions du verset 60
Les charités ne sont dues qu’aux pauvres, aux nécessiteux, à ceux qui s’emploient à les collecter, à ceux dont les cœurs sont déjà acquis à l’Islam et qui sont prêts à affermir leur foi, à l’affranchissement des captifs, aux endettés, à la cause d’Allah et au voyageur de grand chemin. C’est là une prescription d’Allah, et Allah est Omniscient et Sage.
Les aumônes (As-Sadaqât) ne sont destinées que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner (à l’islam), l’affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d’Allah, et pour le voyageur (en détresse). C’est un décret d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Sage .
Notes
[381] Pauvres: ceux qui ne possèdent rien. Indigents: ceux dont les besoins dépassent les biens dont ils disposent. Ceux qui y travaillent: ceux qui collectent et distribuent les Sadaqāt. Cœurs à gagner: les nouveaux Musulmans dont la foi n’est pas encore très ferme. Jougs: esclaves. Voyageur en détresse: A condition que le but du voyage ne soit pas pour commettre un péché.
Les racines des mots du verset 60
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
" Un homme du Najd, ayant les cheveux ébouriffés, est venu au Messager d'Allah ﷺ. Nous entendions le murmure de sa voix sans comprendre ce qu'il disait, jusqu'à ce qu'il se rapproche du Messager d'Allah ﷺ. C'est alors qu'il le questionna sur l'Islam. Alors, le Messager d'Allah ﷺ a dit : " Cinq…
A vous, les hommes, revient la moitié de ce que laissent vos épouses, si celles-ci meurent sans postérité. Dans le cas contraire, vous en recevrez le quart, après exécution du testament et règlement des dettes. Et à vos femmes revient le quart de ce que vous laissez, si vous n’avez pas de progéniture. Dans le cas contraire, elles en recevront le huitième, après exécution du testament et règlement des dettes. Et si le défunt, homme ou femme, ne laisse ni ascendants, ni descendants, mais un frère ou une sœur, alors chacun aura droit au sixième de l’héritage. S’ils sont plus de deux, ils s’en partageront le tiers, après exécution du testament - qui ne doit pas léser les héritiers - et règlement des dettes. Ces prescriptions émanent d’Allah qui est Omniscient et Longanime.