Deux grandes figures de Médine ont porté ce nom. Nāfiʿ, affranchi d’Ibn ʿUmar, transmit son savoir à l’imam Mālik : la chaîne « Mālik, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar » a été appelée « la chaîne d’or ». Nāfiʿ ibn ʿAbd al-Raḥmān est l’un des sept lecteurs du Coran : sa lecture, transmise par Warsh et Qālūn, est celle que l’on récite dans presque tout le Maghreb et dans une grande partie de l’Afrique.
Signification du prénom Nafi
Nāfiʿ est le participe actif de nafaʿa, « être utile, profiter à » (racine n-f-ʿ) : il désigne celui qui est utile et fait du bien aux autres, le contraire de ḍārr, « nuisible ». Le mot nāfiʿ lui-même ne se trouve pas dans le Coran, mais sa racine y revient souvent : « Quant à ce qui est utile aux hommes, cela demeure sur la terre » (13:17). Al-Nāfiʿ, « Celui qui accorde le profit », figure, associé à al-Ḍārr, dans la liste traditionnelle des quatre-vingt-dix-neuf noms d’Allah.
Allah fait descendre du ciel une pluie à laquelle les vallées servent de lit, chacune selon sa capacité, et dont le flot charrie une écume au-dessus de l’eau, identique à celle qui flotte à la surface des métaux en fusion servant à la fabrication de vos joyaux et de vos ustensiles. Allah propose ainsi la parabole du vrai et du faux. L’écume disparaît après avoir été rejetée, tandis que ce qui est utile aux hommes demeure sur terre. C’est ainsi qu’Allah propose des paraboles aux hommes.
Ils adorent, en dehors d’Allah, des divinités qui ne peuvent ni leur nuire, ni leur être utiles, prétendant que celles-ci sont leurs intercesseurs auprès d’Allah. Dis-leur : « Auriez-vous la prétention d’apprendre à Allah ce dont Il ignorerait jusqu’ici l’existence dans les cieux et sur la terre ? » Gloire à Lui ! Il est bien au-dessus de ces divinités qu’ils Lui associent.