En ce qui concerne le mur, il appartenait à deux jeunes orphelins de la ville dont le père fut un homme vertueux. Sous le mur avait été enfoui un trésor à leur intention. Ton Seigneur, dans Sa miséricorde, a voulu que les deux orphelins déterrent eux-mêmes leur trésor une fois devenus adultes. Je n’ai à aucun moment agi de ma propre initiative19. Telle est l’explication des gestes que tu n’as pu t’empêcher de condamner. »
Le verset 82 de la sourate Al-Kahf (18:82), sourate mecquoise, se trouve dans le juz 16, à la page 302 du mushaf. Lisez-le en arabe avec sa phonétique, ses traductions et son tafsir, et écoutez-le récité par 73 récitateurs.
Écouter le verset 82 de la sourate Al-Kahf
79 voix de 73 récitateurs : choisissez-en une, la récitation se lance dans le lecteur.
Toutes les voix (79)
Tafsir du verset 82
Al-Mukhtasar
Le mur dont tu m’as reproché la reconstruction, appartenait à deux garçons orphelins de père de la ville où nous nous sommes rendus. Un trésor que leur avait laissé leur père vertueux était enfoui sous ce mur et ton Seigneur, ô Moïse, voulut qu’ils atteignent l’âge de raison et qu’ils découvrent eux-mêmes le trésor qui leur est destiné. Si le mur s’était totalement écroulé, il l’aurait mis à nu et exposé au vol. Ceci est une mesure dictée par ton Seigneur, une miséricorde envers eux et je n’ai pas agi de ma propre initiative. Voici l’explication de ce que tu n’as pas supporté me voir commettre.
Ils portent sur les versets 75 à 83 de la sourate Al-Kahf (page 302 du mushaf).
Il est obligatoire de prendre son temps et d’acquérir une certitude avant d’émettre un jugement.
On juge d’une chose selon son apparence. C’est ainsi que les jugements en rapport avec les atteintes aux vies et aux biens et d'autres choses encore sont émis.
Il arrive que l'on doive commettre un moindre mal afin de s'épargner un mal fatal et renoncer à un intérêt de moindre importance afin de préserver un intérêt vital.
Il convient de ne pas mettre fin à la compagnie de quelqu’un avant qu’il ne commette ce qui est reprochable et qu’on ne lui explique son méfait.
Il est demandé d’user de paroles bienséantes lorsqu’on parle d’Allah , Lui attribuer ce qui est bien et ne pas Lui attribuer ce qui est mal.
Allah préserve la personne et la progéniture du serviteur vertueux.
Autres traductions du verset 82
Quant au mur, enfin, il appartenait à deux jeunes orphelins de la ville. Et il y avait sous le mur un trésor qui leur appartenait. Leur père était un homme très vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que, une fois arrivés à l’âge adulte, (les deux garçons) déterrent leur trésor comme grâce de ton Seigneur. Je ne l’ai donc point fait de ma propre initiative. Telle est l’interprétation de ce que tu n’as pu avoir la patience de supporter. »
Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux ; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience."
Les racines des mots du verset 82
Chaque mot avec sa racine : ouvrez-la pour voir tous les versets où elle revient.
Le combat vous est prescrit, mais vous l’avez en aversion. Or, il se peut que vous ayez en aversion une chose qui pourtant est un bien pour vous. A l’inverse, il se peut que vous aimiez une chose qui est en réalité un mal pour vous. Allah sait ce qui va dans votre intérêt tandis que vous, vous l’ignorez.
Poursuivant leur route, Moïse et son compagnon arrivèrent dans une cité dont les habitants, auxquels les deux hommes réclamèrent à manger, leur refusèrent l’hospitalité. Là, ils trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler que l’homme décida de redresser. Moïse lui fit remarquer : « Tu pourrais, si tu le voulais, réclamer un salaire pour ce travail. »