Le mot tel qu’il est récité dans le Coran : Mahmoud Khalil Al-Hussary, Al-Isra 17:82.
Chifa dans l’islam
Al-Shifāʾ bint ʿAbd Allāh, de Quraysh, fut l’une des premières émigrées et savait écrire, chose rare en son temps. Le Prophète ﷺ entra alors qu’elle se trouvait chez Ḥafṣa et lui dit : « Ne lui enseigneras-tu pas la ruqya de la namla, comme tu lui as enseigné l’écriture ? » (Abū Dāwūd 3887). Le Coran se dit lui-même « guérison et miséricorde pour les croyants » (17:82).
Shifāʾ signifie « guérison » : le rétablissement après la maladie, de la racine sh-f-y. Le mot dit aussi l’apaisement, quand la peine, la colère ou le doute quittent le cœur ; on parle du shifāʾ des poitrines. Le Coran l’emploie quatre fois, pour le Coran lui-même, « guérison pour ce qui est dans les poitrines » (10:57), et pour le miel, « en lui une guérison pour les gens » (16:69). Le prénom se donne au Maghreb (Chifa) et en Turquie (Şifa).
Ô hommes ! Un livre vous a été apporté de la part de votre Seigneur, par lequel Il vous exhorte à renoncer au péché et guérit le mal qui ronge vos cœurs. Il est un guide et une miséricorde pour les croyants.
puis de butiner toutes sortes de nectars et d’emprunter les voies que leur Seigneur leur a rendues si aisées. De leurs jabots sort une liqueur aux vertus curatives et aux couleurs variées. Voilà bien un signe pour des hommes capables de le méditer.
Si le Coran avait été révélé en une autre langue que l’arabe, ils auraient dit : « Si seulement ses versets étaient intelligibles. Comment un livre peut-il être révélé à un Arabe dans une langue qui lui est étrangère ? » Dis-leur : « Le Coran est un guide pour les croyants qu’il guérit de tous les maux. Quant à ceux qui ont rejeté la foi, ils sont aveugles et sourds à ce message, comme s’ils étaient appelés d’un lieu éloigné. »