Al-Fatiha est la plus grande sourate du Coran : les sept Mathani et le Coran immense donnés au Prophète ﷺ. Rien de semblable n’a été révélé dans la Torah, l’Évangile, les Psaumes ni le Coran, et c’est une lumière qu’aucun prophète n’avait reçue avant lui. Pas de prière complète sans elle : le serviteur y dialogue avec son Seigneur à chaque rak’a. C’est aussi une roqya qui guérit, par la permission d’Allah.
Le Prophète ﷺ a dit à Abou Sa’id ibn al-Mou’alla qu’elle est la plus grande sourate du Coran, les sept Mathani et le Coran immense qui lui a été donné ; il l’a aussi appelée « ce qu’il y a de meilleur dans le Coran ».
Un ange annonça au Prophète ﷺ deux lumières qu’aucun prophète n’avait reçues avant lui : l’Ouverture du Livre et la fin d’Al-Baqara ; il n’en récite pas une lettre sans que cela lui soit accordé.
La prière sans la Mère du Coran est défectueuse et incomplète. Allah l’a partagée entre Lui et Son serviteur en deux moitiés : Il répond à chacun de ses versets, et Son serviteur aura ce qu’il demande.
Des compagnons l’ont récitée sur un chef de tribu piqué, qui guérit, et sur un homme atteint de folie, qui guérit aussi ; le Prophète ﷺ les approuva : « Comment as-tu su que c’était une roqya ? » Ibn al-Qayyim explique qu’elle guérit aussi les cœurs, car la demande de guidance qu’elle contient guérit de l’égarement.
Allah a ouvert Son Livre par elle parce qu’elle en réunit les objectifs : tout le Coran détaille ce qu’elle résume, unicité, adoration, lois, promesse et menace ; d’où son nom de « Mère du Coran ».
Quand la réciter
Dans chaque rak’a de chaque prière : sans elle la prière est défectueuse (Mouslim)
En roqya sur le malade ou la personne piquée, en soufflant légèrement (Al-Boukhari et Mouslim)
Les hadiths sur ses vertus
Texte arabe, traduction, référence et degré d’authenticité de chaque hadith.
لأعلمنك سورة هي أعظم السور في القرآن قبل أن تخرج من المسجد … قال: الحمد للّه رب العالمين، هي السبع المثاني والقرآن العظيم الذي أوتيته
« Je vais t’apprendre, avant que tu ne sortes de la mosquée, une sourate qui est la plus grande du Coran. » … Il dit : « “Louange à Allah, Seigneur des mondes” : ce sont les sept Mathani et le Coran immense qui m’a été donné. »
والذي نفسي بيده ما أنزلت في التوراة ولا في الإنجيل ولا في الزبور ولا في الفرقان مثلها، وإنها سبع من المثاني والقرآن العظيم الذي أعطيته
Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, il n’a été révélé ni dans la Torah, ni dans l’Évangile, ni dans les Psaumes, ni dans le Fourqan rien de semblable à elle ; elle est les sept Mathani et le Coran immense qui m’a été donné.
هذا بابٌ من السَّماء فُتِح اليوم، لم يُفتح قطُّ إلَّا اليوم، فنزل منه مَلَك، فقال: هذا ملَكٌ نزل إلى الأرض، لم ينزلْ قطُّ إلَّا اليوم، فسلَّم، وقال: أبشِرْ بنورَينِ أوتيتَهما، لم يُؤتَهما نبيٌّ قبلك: فاتحة الكتاب، وخواتيم سورة البقرة، لن تَقرأ بحرفٍ منهما إلَّا أُعطيتَه
« Voici une porte du ciel qui s’est ouverte aujourd’hui ; elle ne s’était jamais ouverte avant ce jour. » Un ange en descendit, et il dit : « Cet ange est descendu sur terre aujourd’hui ; il n’était jamais descendu avant ce jour. » L’ange salua et dit : « Réjouis-toi de deux lumières qui t’ont été données et qui n’ont été données à aucun prophète avant toi : l’Ouverture du Livre et la fin de la sourate Al-Baqara. Tu n’en réciteras pas une lettre sans que cela te soit accordé. »
مَن صلَّى صلاةً لم يقرأْ فيها بأُمِّ القرآن، فهي خداجٌ -ثلاثًا- غير تمام … قال الله تعالى: قسمتُ الصلاة بَيني وبَين عبدي نِصفين، ولعَبدي ما سأل، فإذا قال العبدُ: الحمدُ لله ربِّ العالَمين، قال الله تعالى: حمَدني عَبدي، وإذا قال: الرَّحمن الرَّحيم، قال الله تعالى: أثْنَى عليَّ عبدي، وإذا قال: مالِك يومِ الدِّين، قال: مَجَّدني عبدي … فإذا قال: إيَّاك نعبُدُ وإيَّاك نستعين، قال: هذا بَيني وبَين عبدي، ولعَبدي ما سأل، فإذا قال: اهدِنا الصِّراطَ المستقيمَ صِراطَ الذين أنعمت عليهم غير المغضوب عليهم ولا الضالِّين، قال: هذا لعَبدي، ولعبدي ما سألَ
Quiconque accomplit une prière sans y réciter la Mère du Coran, elle est défectueuse (il le répéta trois fois), incomplète. … Allah, exalté soit-Il, a dit : « J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux moitiés, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : “Louange à Allah, Seigneur des mondes”, Allah dit : “Mon serviteur M’a loué.” Quand il dit : “Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”, Allah dit : “Mon serviteur a fait Mon éloge.” Quand il dit : “Maître du Jour de la rétribution”, Il dit : “Mon serviteur M’a glorifié.” … Quand il dit : “C’est Toi que nous adorons, c’est Toi dont nous implorons le secours”, Il dit : “Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” Quand il dit : “Guide-nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés, non de ceux qui ont encouru la colère, ni des égarés”, Il dit : “Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.” »
ألا أخبرك بأفضل القرآن؟ قال: فتلا عليه ﴿الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ﴾
« Veux-tu que je t’indique ce qu’il y a de meilleur dans le Coran ? » Puis il lui récita : « Louange à Allah, Seigneur des mondes. »
فانطلق فجعل يتفل ويقرأ ﴿الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ﴾ حتى لكأنما نشط من عقال … فقال: وما يدريك أنها رقية؟ أصبتم، اقسموا واضربوا لي معكم بسهم
Il alla le voir, se mit à souffler légèrement sur lui et à réciter « Louange à Allah, Seigneur des mondes », et ce fut comme si l’homme était libéré d’une entrave. … Le Prophète ﷺ dit : « Comment as-tu su que c’était une roqya ? Vous avez bien agi ; partagez, et réservez-moi une part avec vous. »
فرقيته بفاتحة الكتاب فبرأ، فأعطوني مائة شاة، فأتيت رسول الله ﷺ فأخبرته فقال: هل قلت إلّا هذا؟ قلت: لا. قال: خذها فلعمري لمن أكل برقية باطل، لقد أكلت برقية حق
Je le soignai par la roqya avec l’Ouverture du Livre, et il guérit ; ils me donnèrent cent moutons. Je vins trouver le Messager d’Allah ﷺ et l’en informai. Il demanda : « N’as-tu rien dit d’autre ? » – « Non », répondis-je. Il dit : « Prends-les. Par ma vie, si certains vivent d’une roqya mensongère, toi, tu as vécu d’une roqya de vérité. »
Ce dont parle la sourate
Faire connaître Allah, l’Adoré, et Ses attributs
Le Jour dernier et le Jour de la rétribution
Vouer à Allah seul l’adoration, la demande d’aide et l’invocation
La voie de l’adoration et l’état des gens face à elle
Le droit chemin, voie de ceux qui sont guidés
S’écarter de la voie de ceux qui ont encouru la colère et des égarés
Objectif principal : Réaliser l’adoration exclusive d’Allah, exalté soit-Il.
Présentation de la sourate Al-Fatiha
Al-Fatiha est mecquoise selon l’avis prépondérant, et même parmi les premières sourates révélées à La Mecque ; on a dit aussi qu’elle était médinoise, ou révélée deux fois. Al-Qourtoubi retient le premier avis, car Allah dit dans Al-Hijr, sourate mecquoise : « Nous t’avons donné les sept Mathani ». Elle compte sept versets sans divergence, selon Ibn Kathir, et c’est la seule sourate récitée dans chaque rak’a de chaque prière. Parmi ses noms : Al-Fatiha, la Mère du Coran, les sept Mathani, Al-Hamd, la Guérison, Celle qui suffit et la Roqya.