Le Prophète ﷺ a récité la sourate Ar-Rahman aux djinns : chaque fois qu’ils entendaient « Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? », ils disaient « Nous ne nions aucun de Tes bienfaits, notre Seigneur ; à Toi la louange », répondant mieux que les compagnons. On aime donc dire cela en l’écoutant. Le Prophète ﷺ l’associait à An-Najm dans la prière de nuit.
Le Prophète ﷺ a raconté qu’il avait récité la sourate Ar-Rahman aux djinns, la nuit des djinns, et qu’ils avaient mieux répondu que ses compagnons, restés silencieux lorsqu’il la leur récita.
Il est recommandé à qui entend « Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? » de dire : « Nous ne nions aucun de Tes bienfaits, notre Seigneur ; à Toi la louange », comme le faisaient les djinns : c’est une leçon de méditation et de réponse à la question posée par le verset.
Le verset « Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? » y revient trente et une fois, pour rappeler aux djinns et aux hommes les bienfaits d’Allah afin qu’ils L’en remercient.
Une sourate du Moufassal
Elle fait partie du Moufassal, donné au Prophète ﷺ en surcroît et par lequel il a été distingué des autres prophètes, d’après le hadith de Wathila ibn al-Asqa’ : « … et j’ai été favorisé par le Moufassal. »
Quand la réciter
Dans la prière de nuit, associée à An-Najm dans une même rak’a, d’après le hadith d’Ibn Mas’oud
Les hadiths sur ses vertus
Texte arabe, traduction, référence et degré d’authenticité de chaque hadith.
خرج رسول الله ﷺ على أصحابه فقرأ عليهم سورة الرحمن من أولها إلى آخرها فسكتوا، فقال: لقد قرأتها على الجن ليلة الجن فكانوا أحسن مردودًا منكم، كنت كلما أتيت على قوله: ﴿فَبِأَيِّ آلَاءِ رَبِّكُمَا تُكَذِّبَانِ﴾ قالوا: لا بشيء من نعمك ربنا نكذب فلك الحمد
Le Messager d’Allah ﷺ sortit vers ses compagnons et leur récita la sourate Ar-Rahman du début à la fin ; ils restèrent silencieux. Il dit : « Je l’ai récitée aux djinns, la nuit des djinns, et ils ont mieux répondu que vous : chaque fois que j’arrivais à Sa parole “Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?”, ils disaient : “Nous ne nions aucun de Tes bienfaits, notre Seigneur ; à Toi la louange.” »
مالي أسمع الجن أحسن جوابًا لربها منكم؟ قالوا: ماذا يا رسول الله؟ قال: ما أتيت على قول الله: ﴿فَبِأَيِّ آلَاءِ رَبِّكُمَا تُكَذِّبَانِ﴾ إلا قالت الجن: لا بشيء من نعمة ربنا نكذب
« Pourquoi entends-je les djinns mieux répondre à leur Seigneur que vous ? » On demanda : « Quoi donc, Messager d’Allah ? » Il dit : « Chaque fois que j’arrivais à la parole d’Allah “Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ?”, les djinns disaient : “Nous ne nions aucun des bienfaits de notre Seigneur.” »
ولكن رسول الله ﷺ كان يقرأ النظائر في كل ركعة. الرحمن والنجم، في ركعة، والطور والذاريات في ركعة، …
Mais le Messager d’Allah ﷺ récitait les sourates semblables (an-nadha’ir) dans chaque rak’a : Ar-Rahman et An-Najm en une rak’a, At-Tour et Adh-Dhariyat en une rak’a…
Ce dont parle la sourate
La louange d’Allah et Sa faveur envers les créatures : l’enseignement du Coran
Les signes de la puissance d’Allah et de Ses bienfaits envers Ses créatures
L’éloge de la justice et l’ordre de rendre à chacun son dû
Tout ce qui est sur terre périt ; seule demeure la Face d’Allah, Plein de majesté et de noblesse
Le défi lancé aux djinns et aux hommes de franchir les limites des cieux et de la terre
Les terreurs de la Résurrection, le sort des négateurs et les jardins promis aux croyants
La répétition, trente et une fois, de « Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous ? »
La conclusion de la sourate par la glorification et la louange d’Allah
Objectif principal : Rappeler aux djinns et aux hommes les bienfaits apparents et cachés d’Allah, et les traces de Sa miséricorde ici-bas et dans l’au-delà.
Présentation de la sourate Ar-Rahman
La sourate Ar-Rahman (le Tout Miséricordieux) doit son nom à son ouverture par ce nom d’Allah ; ce nom figure dans le hadith de Jabir chez At-Tirmidhi. Elle est mecquoise selon la majorité des compagnons et des successeurs ; on rapporte d’Ibn Mas’oud et d’Ibn Abbas qu’elle est médinoise. Al-Qourtoubi la juge mecquoise, car Ibn Mas’oud en récita le début à voix haute près du Maqam, à La Mecque, et Qouraych le frappa. Elle compte 78 versets selon le décompte hijazien, 76 selon le basrien.