Aller au contenu
Assabile

Al-Malikiyya : le partage de l’héritage

Le partage selon l’avis majoritaire, avec le fondement de chaque part. Ajoutez le montant de la succession pour voir les sommes, ou modifiez l’exemple pour l’adapter à votre famille.

Résultat du partage

Une femme décède et laisse son mari, sa mère, son grand-père paternel, son frère consanguin, son frère utérin et sa sœur utérine.

Modifier cet exemple

Qui reçoit quoi

  1. Le mari 12 50 %
  2. La mère 16 16,67 %
  3. Le grand-père paternel 16 16,67 %
  4. Le frère consanguin 16 16,67 %

Ne reçoivent rien

  • Le frère utérin — exclu par le grand-père paternel
  • La sœur utérine — exclu par le grand-père paternel

L’arbre familial

Le grand-père paternel 16
La mère 16
Le frère consanguin 16
Le frère utérin exclu
La sœur utérine exclu
La défunteالمتوفاة
Le mari 12
Ajouter les montants Facultatif : le montant de chaque part, calculé sur votre appareil.

Ces montants ne quittent pas votre appareil et ne figurent pas dans le lien partagé.

Pourquoi ces parts ?

  • Le mari12

    Le mari reçoit la moitié (1/2) : son épouse n’a laissé ni enfant ni enfant de fils.

    Sourate An-Nisa, verset 12

  • La mère16

    La mère reçoit le sixième (1/6), car le défunt a laissé au moins deux frères ou sœurs, même s’ils n’héritent pas eux-mêmes.

    Sourate An-Nisa, verset 11

  • Le grand-père paternel16

    Avec les frères et sœurs, le grand-père partage avec eux comme un frère (muqasama) : c’est ici plus favorable pour lui que le tiers ou le sixième (méthode de Zayd ibn Thabit).

  • Le frère consanguin16

    Les frères et sœurs partagent avec le grand-père (méthode de Zayd ibn Thabit) : à chaque homme la part de deux femmes.

    Sourate An-Nisa, verset 176 Hadith : Sahih al-Boukhari 6737

  • Le frère utérin0

    Les frères et sœurs utérins n’héritent pas en présence d’un descendant héritier, du père ou du grand-père (ici le grand-père paternel).

  • La sœur utérine0

    Les frères et sœurs utérins n’héritent pas en présence d’un descendant héritier, du père ou du grand-père (ici le grand-père paternel).

Les versets de ce partage

Le texte, sa traduction et son explication ; écoutez-les récités.

Sourate An-Nisa, verset 11

يُوصِيكُمُ ٱللَّهُ فِىٓ أَوْلَٰدِكُمْ لِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ ٱلْأُنثَيَيْنِ فَإِن كُنَّ نِسَآءً فَوْقَ ٱثْنَتَيْنِ فَلَهُنَّ ثُلُثَا مَا تَرَكَ وَإِن كَانَتْ وَٰحِدَةً فَلَهَا ٱلنِّصْفُ وَلِأَبَوَيْهِ لِكُلِّ وَٰحِدٍ مِّنْهُمَا ٱلسُّدُسُ مِمَّا تَرَكَ إِن كَانَ لَهُۥ وَلَدٌ فَإِن لَّمْ يَكُن لَّهُۥ وَلَدٌ وَوَرِثَهُۥٓ أَبَوَاهُ فَلِأُمِّهِ ٱلثُّلُثُ فَإِن كَانَ لَهُۥٓ إِخْوَةٌ فَلِأُمِّهِ ٱلسُّدُسُ مِنۢ بَعْدِ وَصِيَّةٍ يُوصِى بِهَآ أَوْ دَيْنٍ ءَابَآؤُكُمْ وَأَبْنَآؤُكُمْ لَا تَدْرُونَ أَيُّهُمْ أَقْرَبُ لَكُمْ نَفْعًا فَرِيضَةً مِّنَ ٱللَّهِ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ عَلِيمًا حَكِيمًا ۝١١

11. Voici ce qu’Allah vous prescrit au sujet de vos enfants : au garçon revient la part de deux filles. Si le défunt ne laisse que des filles, deux ou plus, elles se partageront les deux tiers de l’héritage, tandis que la fille unique en obtiendra la moitié. Le père et la mère du défunt ont chacun droit au sixième de l’héritage si ce dernier laisse une descendance. Dans le cas contraire, et si le père et la mère sont les seuls héritiers, cette dernière en reçoit le tiers. Si toutefois le défunt laisse des frères et sœurs, sa mère n’obtiendra que le sixième. Le partage de l’héritage ne peut cependant avoir lieu qu’après exécution du testament et règlement des dettes du défunt. Vous ne savez pas qui, de vos ascendants ou de vos descendants, vous est le plus utile. Ces règles sont imposées par Allah qui est Omniscient et infiniment Sage.

Mahmoud Khalil Al-Hussary

Explication du verset

Allah vous enjoint de suivre la répartition suivante concernant l’héritage de vos enfants: l'héritage sera partagé entre eux de telle sorte que le fils reçoive une part égale à celle de deux filles. Si le défunt laisse des filles et aucun fils, les héritières ont droit aux deux tiers du patrimoine. S’il laisse une seule fille, elle a droit à la moitié et chacun des parents du défunt a droit à une part égale au sixième. Cela correspond aux cas où le défunt a des enfants, fils ou filles. S’il n’a pas d’enfants ni d’héritiers autres que ses parents, sa mère a droit au tiers du patrimoine et le reste revient à son père. Si le défunt a plus de deux frères et sœurs, qu’ils soient germains ou non, la mère a droit au sixième en tant qu’héritier réservataire et le reste revient au père en tant qu’agnat alors que les frères et soeurs n’ont droit à aucune part. Ce partage s’effectue après l’exécution du testament rédigé par le défunt, à condition que la part léguée par testament n’excède pas le tiers de son patrimoine, et une fois que ses dettes ont été remboursées. Allah décida que le partage de l’héritage se fera de la sorte car vous ne savez pas qui d’entre vos parents ou vos enfants vous est le plus utile dans ce monde et dans l’au-delà. Le défunt peut avoir durant sa vie une bonne opinion de l’un de ses héritiers et lui léguer tout son patrimoine. A l’inverse, il peut avoir une mauvaise opinion de l’un de ses héritiers et le priver d’héritage. On peut se retrouver dans d’autres cas encore, mais celui qui les connaît tous est Allah à qui rien n’échappe. C’est pour cette raison qu'Il partagea l’héritage de cette façon et fit de ce partage une obligation que doivent observer Ses serviteurs. Allah est Omniscient puisque rien des intérêts de Ses serviteurs ne Lui échappe, et Il est Sage dans Ses lois et Sa gestion.

Sourate An-Nisa, verset 12

وَلَكُمْ نِصْفُ مَا تَرَكَ أَزْوَٰجُكُمْ إِن لَّمْ يَكُن لَّهُنَّ وَلَدٌ فَإِن كَانَ لَهُنَّ وَلَدٌ فَلَكُمُ ٱلرُّبُعُ مِمَّا تَرَكْنَ مِنۢ بَعْدِ وَصِيَّةٍ يُوصِينَ بِهَآ أَوْ دَيْنٍ وَلَهُنَّ ٱلرُّبُعُ مِمَّا تَرَكْتُمْ إِن لَّمْ يَكُن لَّكُمْ وَلَدٌ فَإِن كَانَ لَكُمْ وَلَدٌ فَلَهُنَّ ٱلثُّمُنُ مِمَّا تَرَكْتُم مِّنۢ بَعْدِ وَصِيَّةٍ تُوصُونَ بِهَآ أَوْ دَيْنٍ وَإِن كَانَ رَجُلٌ يُورَثُ كَلَٰلَةً أَوِ ٱمْرَأَةٌ وَلَهُۥٓ أَخٌ أَوْ أُخْتٌ فَلِكُلِّ وَٰحِدٍ مِّنْهُمَا ٱلسُّدُسُ فَإِن كَانُوٓا۟ أَكْثَرَ مِن ذَٰلِكَ فَهُمْ شُرَكَآءُ فِى ٱلثُّلُثِ مِنۢ بَعْدِ وَصِيَّةٍ يُوصَىٰ بِهَآ أَوْ دَيْنٍ غَيْرَ مُضَآرٍّ وَصِيَّةً مِّنَ ٱللَّهِ وَٱللَّهُ عَلِيمٌ حَلِيمٌ ۝١٢

12. A vous, les hommes, revient la moitié de ce que laissent vos épouses, si celles-ci meurent sans postérité. Dans le cas contraire, vous en recevrez le quart, après exécution du testament et règlement des dettes. Et à vos femmes revient le quart de ce que vous laissez, si vous n’avez pas de progéniture. Dans le cas contraire, elles en recevront le huitième, après exécution du testament et règlement des dettes. Et si le défunt, homme ou femme, ne laisse ni ascendants, ni descendants, mais un frère ou une sœur, alors chacun aura droit au sixième de l’héritage. S’ils sont plus de deux, ils s’en partageront le tiers, après exécution du testament - qui ne doit pas léser les héritiers - et règlement des dettes. Ces prescriptions émanent d’Allah qui est Omniscient et Longanime.

Mahmoud Khalil Al-Hussary

Explication du verset

Ô époux, vous avez droit à la moitié de ce que laissent vos épouses défuntes si elles n’ont pas d’enfants, de vous ou d’une autre union.
Si elles ont des enfants, fils ou filles, vous avez droit au quart du patrimoine qui leur sera remis après que leur testament soit exécuté et que leurs dettes soient remboursées.
Les épouses ont droit au quart de votre patrimoine, ô époux, si vous n’avez pas d’enfants, fils ou filles, d’elles ou d’autres épouses.
Si vous avez des enfants, fils ou filles, elles ont droit au huitième de votre patrimoine qui leur sera remis après que votre testament soit exécuté et que vos dettes soient remboursées.
Si un homme ou une femme meurt sans avoir de parents ni d’enfants et que le défunt ou la défunte a un frère utérin ou une sœur utérine, le frère utérin ou la sœur utérine a droit au sixième du patrimoine en tant qu’héritier réservataire. Si les frères et sœurs utérins sont plus d’un, ils ont droit au tiers du patrimoine en tant qu’héritiers réservataires qu’ils se partagent à parts égales après l’exécution du testament du défunt ou de la défunte et le remboursement de sa dette, avec pour condition que le testament ne porte pas préjudice aux héritiers, comme lorsqu’il implique de léguer plus du tiers du patrimoine.
Le jugement contenu dans ce verset est un pacte qu’Allah vous impose et Allah sait le mieux ce qui réforme Ses serviteurs ici-bas et dans l’au-delà. Il est aussi indulgent puisqu’Il ne s’empresse pas de punir le désobéissant.

Sourate An-Nisa, verset 176

يَسْتَفْتُونَكَ قُلِ ٱللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِى ٱلْكَلَٰلَةِ إِنِ ٱمْرُؤٌا۟ هَلَكَ لَيْسَ لَهُۥ وَلَدٌ وَلَهُۥٓ أُخْتٌ فَلَهَا نِصْفُ مَا تَرَكَ وَهُوَ يَرِثُهَآ إِن لَّمْ يَكُن لَّهَا وَلَدٌ فَإِن كَانَتَا ٱثْنَتَيْنِ فَلَهُمَا ٱلثُّلُثَانِ مِمَّا تَرَكَ وَإِن كَانُوٓا۟ إِخْوَةً رِّجَالًا وَنِسَآءً فَلِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ ٱلْأُنثَيَيْنِ يُبَيِّنُ ٱللَّهُ لَكُمْ أَن تَضِلُّوا۟ وَٱللَّهُ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمٌۢ ۝١٧٦

176. Ils t’interrogent au sujet de la personne qui meurt sans laisser ni ascendants, ni descendants. Réponds-leur : « Allah vous indique les règles relatives à ce type d’héritage : si un homme meurt sans laisser ni parents, ni enfants, mais uniquement une sœur, celle-ci aura droit à la moitié de la succession. Et son frère sera son seul héritier, si celle-ci meurt sans laisser ni ascendants, ni descendants. S’il laisse deux sœurs ou plus, celles-ci se partageront les deux tiers de l’héritage. Et s’il laisse des frères et des sœurs, alors au garçon reviendra la part de deux filles. » Allah vous expose clairement les lois successorales afin que nul ne soit lésé. Allah a une parfaite connaissance de toute chose.

Mahmoud Khalil Al-Hussary

Explication du verset

Ô Messager, ils te demandent de leur émettre un jugement au sujet de l’héritage de celui qui meurt en ne laissant derrière lui ni parents ni enfants (`al-kalâlah(kalâlatu)). Dis: Allah vous expose Son jugement à ce propos: Si quelqu’un meurt sans laisser derrière lui ni parents ni progéniture mais qu’il a une sœur germaine ou consanguine, à celle-ci revient la moitié de son patrimoine en tant qu’héritière réservataire, tandis que le frère germain ou consanguin du défunt hérite du reste en tant qu’agnat s’il n’existe pas d’autre héritier réservataire. S’il existe un autre héritier réservataire, le frère germain ou consanguin du défunt hérite de ce qui reste après que cet héritier ait reçu sa part. Si le défunt a plusieurs sœurs germaines ou consanguines, deux ou plus, elles héritent des deux tiers en tant qu’héritières universelles. Si la fratrie compte des frères et sœurs germains ou consanguins, ils héritent tous en tant qu’agnats tout en respectant la règle stipulant que la part de l’homme est égale à deux fois la part d’une femme. Allah vous expose le jugement correspondant à ce cas ainsi que d’autres jugements ayant trait à l’héritage afin que vous ne vous égariez pas. Allah sait tout et rien ne Lui échappe.

Le calcul pas à pas

  1. Qui est exclu ?

    • Le frère utérin : exclu par le grand-père paternel.
    • La sœur utérine : exclu par le grand-père paternel.
  2. Les parts fixes

    • Le mari : 12 (la moitié)
    • La mère : 16 (le sixième)
  3. Base du calcul : 6

    Toutes les parts sont ramenées au même dénominateur : la succession est divisée en 6 parts égales (asl al-mas’ala).

  4. Le grand-père face aux frères et sœurs

    Il reste 1/3 pour le grand-père et les frères et sœurs. On compare ce que le grand-père obtiendrait de chaque façon :

    • Partage avec les frères et sœurs (4 parts, deux pour lui) : 16 — retenu
    • Le tiers du reste : 19
    • Le sixième de la succession : 16
  5. Le reste

    Il reste 1/6 après les parts fixes. Héritiers du reste (‘asaba) : le frère consanguin.

  6. Base finale : 6 parts

    Chacun reçoit un nombre entier de parts sur 6.

    HéritierPartParts sur 6Chacun
    Le mari 12 3 3
    La mère 16 1 1
    Le grand-père paternel 16 1 1
    Le frère consanguin 16 1 1
    Le frère utérin 0 0 0
    La sœur utérine 0 0 0
    Total16

Selon les écoles

Les écoles ne donnent pas le même partage pour ce cas :

Héritier MajoritéHanafiteMalikiteChaféiteHanbalite
Le mari 12 12 12 12 12
La mère 16 16 16 16 16
Le grand-père paternel 16 13 13 16 16
Le frère consanguin 16 0 0 16 16
Le frère utérin 0 0 0 0 0
La sœur utérine 0 0 0 0 0

La colonne en couleur est l’école choisie. Comprendre les divergences des écoles

D’autres exemples proches

mardi 13 octobre 2026 2 جمادى الأولى 1448 هـ