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L’ijara : la location, et la location avec transfert de propriété

Mis à jour le 12 octobre 2026

En bref

L’ijara est la location d’un bien contre un loyer : le bailleur reste propriétaire et porte les risques de la propriété. Dans l’ijara qui se termine par le transfert de propriété, le bien passe au client à la fin, par une vente ou un don conclu séparément. L’Académie internationale du fiqh en a fixé les formes permises et interdites (résolution 110, 2000).

La location simple

Le locataire paie un loyer pour l’usage d’un bien ; le propriétaire garde la propriété, l’entretien de structure et le risque de perte. Le loyer peut être fixe ou révisé par périodes, selon des règles connues au départ.

La location avec transfert de propriété

Pour financer une maison ou une voiture, la banque achète le bien et le loue au client ; à la fin, le client en devient propriétaire. L’Académie internationale du fiqh a posé les règles suivantes (résolution 110 (4/12), Riyad, septembre 2000) :

  • Deux contrats séparés : la location d’abord, puis, à la fin, une vente ou un don par un contrat distinct, ou une promesse de vente ou de don.
  • Une vraie location : elle ne doit pas cacher une vente ; les règles de la location s’appliquent pendant toute la durée.
  • Le risque reste au propriétaire : la perte du bien sans faute du locataire, la grosse maintenance et l’assurance (qui doit être coopérative) sont à la charge de la banque.

Sont interdits : le transfert automatique de propriété au dernier loyer sans nouveau contrat, et la vente « suspendue » au paiement de tous les loyers.

Ijara et leasing

Le leasing classique (crédit-bail, LOA) mêle souvent location et vente, avec des pénalités de retard et une assurance à la charge du client. Diyanet a jugé le leasing permis en Turquie, comme un contrat nouveau admis par l’usage (décision 2022/68). L’Académie, elle, exige les conditions ci-dessus. Voir crédit auto et leasing.

En pratique

L’ijara sert au financement immobilier (souvent combinée à la moucharaka dégressive), aux véhicules, à l’équipement des entreprises et aux sukuk d’ijara. Le comparateur montre le coût d’un financement par loyers face à un crédit.

Questions fréquentes

Qui paie l’assurance dans une ijara ?

Le propriétaire, c’est-à-dire la banque, selon l’Académie internationale du fiqh, et l’assurance doit être coopérative (résolution 110). Dans la pratique, le coût est souvent intégré au loyer.

Le loyer peut-il suivre un taux de marché ?

Les normes admettent un loyer révisé par périodes selon une référence connue d’avance, chaque période étant fixée avant de commencer. Ce que l’on interdit, c’est d’augmenter une dette existante.

dimanche 18 octobre 2026 7 جمادى الأولى 1448 هـ