En bref
Dans la wakala d’investissement, le client confie son argent à un mandataire qui l’investit pour lui contre une rémunération fixée d’avance. Le résultat, gain ou perte, revient au client ; le mandataire ne garantit le capital qu’en cas de faute. Elle sert pour des comptes d’épargne, des fonds et le takaful.
Le principe
Le mandat (wakala) est admis par le Coran, la Sunna et le consensus : on peut charger quelqu’un d’agir à sa place, gratuitement ou contre rémunération. Appliqué à l’investissement, il fonctionne ainsi :
- le mandataire investit dans des actifs conformes, selon des règles connues ;
- il reçoit une rémunération fixe (un montant ou un pourcentage de l’encours), qu’il y ait bénéfice ou non ;
- le résultat revient au client ; le mandataire peut recevoir, en plus, une prime de performance au-delà d’un rendement attendu, si le contrat le prévoit ;
- il ne garantit pas le capital, sauf faute ou négligence.
Wakala ou moudaraba ?
Dans la moudaraba, le gérant n’est payé que par une part du bénéfice ; dans la wakala, il touche des honoraires fixes. Les banques participatives turques proposent des comptes de « vekâlet », et de nombreux fonds islamiques sont gérés sur ce modèle. Le takaful utilise souvent la wakala pour rémunérer la société gestionnaire.
Questions fréquentes
Un « rendement attendu » annoncé est-il un intérêt ?
Non, s’il reste une prévision : le client supporte les pertes réelles. S’il était garanti avec le capital, le contrat deviendrait un prêt rémunéré.